Joseph et Aséneth
DossierJoseph et Aséneth 14
Structure du texte source · restitution Littérale · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Et lorsque Aséneth eut cessé de se confesser au Seigneur, voici que l’étoile porteuse de l’aurore se leva du ciel vers les orients ; et Aséneth la vit, se réjouit et dit :
« Ainsi donc le Seigneur Dieu m’a écoutée, parce que cette étoile est ange et héraut de la lumière du grand jour. »
Et voici : près de l’étoile du matin, le ciel se déchira et une lumière inexprimable apparut.
Et Aséneth tomba sur sa face sur la cendre, et vint vers elle un homme venant du ciel. Il se tint au-dessus de sa tête et l’appela : « Aséneth. »
Et elle dit : « Qui est celui qui m’a appelée ? Car la porte de ma chambre est fermée et la tour est haute. Et comment est-il entré dans ma chambre ? »
Et l’homme l’appela une seconde fois : « Aséneth, Aséneth. » Et elle dit : « Voici, moi, seigneur ; annonce-moi qui tu es. »
Et l’homme dit : « Moi, je suis commandant de l’armée de la maison du Seigneur et chef-commandant de toute l’armée du Très-Haut. Lève-toi sur tes pieds et je parlerai vers toi. »
Et elle leva ses yeux et vit : voici, un homme semblable en tout à Joseph par le vêtement, la couronne et le bâton royal, §163 sauf que son visage était comme l’éclair, ses yeux comme l’éclat du soleil, les cheveux de sa tête comme une flamme de feu, et ses mains et ses pieds comme du fer provenant du feu.
Et Aséneth vit et tomba sur sa face, aux pieds de lui, dans une grande crainte et un tremblement.
Et l’homme lui dit : « Prends courage, Aséneth, et ne crains pas, mais lève-toi sur tes pieds et je parlerai vers toi. »
Et Aséneth se leva ; et l’homme lui dit : « Dépose la tunique que tu as revêtue, la noire, et le sac de tes reins, et secoue la cendre de ta tête et lave ton visage avec une eau vivante.
Et revêts un vêtement nouveau, intact, et ceins tes reins de ta ceinture brillante, la double de ta virginité.
Et de nouveau viens vers moi, et je te dirai les paroles envoyées pour toi. »
Et Aséneth entra dans sa chambre, là où étaient les coffres de sa parure, ouvrit son coffre et prit un vêtement nouveau remarquable ; elle se dépouilla du vêtement noir et revêtit le nouveau et brillant.
Elle délia la corde et le sac de ses reins et se ceignit de la double ceinture brillante de sa virginité, une ceinture autour de ses reins et une sur sa poitrine.
Et elle secoua la cendre de sa tête, lava son visage avec une eau pure et couvrit sa tête d’un beau voile remarquable.