Aristobule
DossierAristobule 2
Compréhension immédiate · restitution Clarté · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Le roi demande comment comprendre les mains, le bras, le visage, les pieds ou la marche attribués à Dieu dans la Loi. Aristobule répond qu’il faut les recevoir selon un sens conforme à la nature et digne de Dieu, sans transformer Dieu en personnage humain. Moïse, sous des expressions visibles, enseigne des réalités plus profondes ; si l’interprète échoue à les expliquer, la faute revient à l’interprète, non au législateur.
Les mains signifient la puissance. De même qu’on dit d’un roi qu’il a une grande main lorsqu’il envoie ses forces, la Loi parle de la main forte de Dieu qui fait sortir d’Égypte, frappe les Égyptiens et agit sur les troupeaux.
La « station » de Dieu peut désigner l’ordre stable du monde. Dieu est au-dessus de tout et les réalités gardent leur ordre : le ciel ne devient pas terre, le soleil ne devient pas lune, l’homme ne devient pas bête. Les êtres changent et périssent, mais sans abolir l’ordre selon lequel ils sont ce qu’ils sont.
La « descente » de Dieu sur la montagne désigne la manifestation de son action au moment de la Loi. La montagne brûle, les trompettes retentissent et le feu apparaît avec puissance.
Une foule immense campait tout autour de la montagne et voyait partout le feu. La descente n’était donc pas un déplacement local, puisque Dieu est partout. Le feu brûlait sans consumer la végétation et les trompettes retentissaient sans instruments ni musiciens.
Ces signes rendent manifeste la descente divine : le feu ne détruit rien, les trompettes ne viennent d’aucune action humaine, et Dieu fait connaître sa grandeur par ces phénomènes.