1 Clément
Dossier1 Clément 45
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Les Corinthiens sont dits philoneikoi, portés à la dispute ou à la rivalité, et zèlôtai, zélés, pour les réalités anèkontôn eis sôtèrian, qui relèvent du salut.
Ils se sont engekyphate, penchés attentivement, dans les hierai graphai, saintes Écritures, dites alètheis et dia tou pneumatos tou hagiou, vraies et par l’Esprit Saint.
Le texte affirme qu’on n’y trouve rien adikon, injuste, ni parapepoièmenon, falsifié ou contrefait, et surtout aucun exemple où des dikaioi, justes, soient rejetés par des andres hosioi, hommes saints.
Les justes ont certes subi persécution, prison, lapidation et mort, mais de la part d’anomoi, asebeis, paranomoi et de personnes animées d’un zèlos miaros kai adikos, jalousie souillée et injuste.
Dans ces souffrances, ils ont eukleôs ènegkan, porté l’épreuve noblement, avec honneur.
La question sur Daniel est rhétorique : ceux qui le jetèrent dans la fosse aux lions n’étaient pas les phoboumenoi ton theon, ceux qui craignent Dieu.
Il en va de même d’Ananias, Azarias et Misaël : leurs persécuteurs ne sont pas les véritables serviteurs du culte du Très-Haut, mais des hommes stygètoi, détestables, pleins de kakia, méchanceté, que la colère pousse à l’aikia, mauvais traitement, contre ceux qui servent Dieu avec une conscience pure ; Dieu est qualifié d’hypermachos kai hyperaspistès, champion et défenseur.
Ceux qui hypomenontes en pepoithèsei, persévèrent dans la confiance, reçoivent doxa kai timè, gloire et honneur, sont élevés et deviennent engrafoi, inscrits, dans le mnèmosynon, mémorial, de Dieu pour toujours.