1 Clément
Dossier1 Clément 25
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Voyons le paradoxon sèmeion, signe extraordinaire, que le récit situe dans les topoi anatolikoi, régions orientales, autour de l’Arabia.
Il y aurait un orneon, oiseau, appelé phoinix, phénix ; monogenes, unique de son espèce, il vivrait pentakosia etè, cinq cents ans. Lorsqu’il approche de l’apolysis du mourir, de la dissolution qui conduit à la mort, il se fait un sèkos, réceptacle ou nid, de libanos, encens, smyrna, myrrhe, et autres arômata ; le chronos accompli, il y entre et teleuta, meurt.
La sarx, chair, se putréfiant, un skôlèx, ver, serait engendré ; nourri par l’ikmas, humidité ou suc, de l’animal mort, il pterophyei, produit des ailes. Devenu gennaios, vigoureux, il soulève le sèkos contenant les osta, os, du prédécesseur et les porte depuis l’Arabie jusqu’à l’Égypte, à Hèlioupolis.
Hèmeras, de jour, sous les regards, il vole jusqu’au bômos tou hèliou, autel du soleil, y dépose les os puis retourne en arrière.
Les hiereis, prêtres, consultent alors les anagraphai tôn chronôn, registres chronologiques, et trouvent que l’oiseau est revenu après l’accomplissement de la cinq-centième année.