1 Clément
Dossier1 Clément 20
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Regardez le monde au-dessus de vous : les cieux sont en mouvement, mais leur mouvement n’est pas une guerre. Ils obéissent paisiblement à l’ordre de Dieu.
Le jour ne cherche pas à retenir la place de la nuit, ni la nuit celle du jour. Chacun accomplit sa course et laisse venir l’autre.
Soleil, lune et étoiles ont tous leur trajectoire ; leur beauté vient précisément de ce qu’ils ne cherchent pas à sortir de leur place pour prendre celle d’un autre.
La terre aussi accomplit sa vocation : au moment voulu elle nourrit, sans jalousie, l’être humain, l’animal et tout ce qui vit.
Même ce que nous ne pouvons ni atteindre ni comprendre reste contenu dans un ordre qui nous dépasse.
La mer possède une puissance immense, mais cette puissance reçoit elle aussi une limite.
Ses vagues ne peuvent abolir la frontière que Dieu leur a donnée.
Même ce qui se trouve au-delà de notre horizon appartient encore au même gouvernement.
Les saisons savent se succéder : aucune ne veut être toutes les saisons à elle seule.
Les vents, les sources, jusqu’aux plus petits animaux, accomplissent leur fonction et rendent la vie possible par un ordre partagé.
Toute la création devient ainsi une leçon adressée à Corinthe : le Créateur n’a pas bâti le monde sur la rivalité, mais sur la paix, la limite reçue et la concorde. Et nous, qui avons reçu sa miséricorde par Jésus Christ, aurions-nous moins de raisons d’apprendre cet ordre ?
À lui la gloire et la majesté pour toujours. Amen.