1 Clément
Dossier1 Clément 2
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Tous vous pratiquiez l’humilité de pensée (tapeinophrosynè), sans vous vanter de rien, vous soumettant plutôt que soumettant autrui, donnant plus volontiers que recevant. Vous contentant des provisions de route (ephodia) du Christ, vous prêtiez attention à ses paroles : vous les aviez soigneusement reçues au plus profond de vos entrailles (splanchna), et ses souffrances étaient devant vos yeux.
Ainsi une paix profonde et abondante (lipara) avait été donnée à tous, un désir insatiable de bienfaisance (agathopoiia), et une pleine effusion d’Esprit Saint se produisait sur tous.
Remplis d’un dessein saint, avec une bonne ardeur et une confiance pieuse, vous étendiez vos mains vers le Dieu tout-puissant, le suppliant de vous être favorable si vous aviez péché involontairement en quelque chose.
Il y avait chez vous un combat (agôn), de jour comme de nuit, pour toute la fraternité, afin que le nombre de ses élus soit sauvé avec miséricorde et conscience.
Vous étiez sincères (eilikrineis), intègres (akeraioi) et sans rancune (amnèsikakoi) les uns envers les autres.
Toute faction (stasis) et tout schisme (schisma) vous étaient abominables. Vous preniez le deuil sur les chutes (paraptômata) de vos proches ; vous considériez leurs déficiences comme les vôtres.
Vous étiez sans regret pour toute bienfaisance, prêts pour toute œuvre bonne.
Parés d’une conduite (politeia) toute-vertueuse et vénérable, vous accomplissiez tout dans sa crainte ; les commandements (prostagmata) et les justes ordonnances (dikaiômata) du Seigneur étaient écrits sur les « largeurs » (platai) de votre cœur.