Identification
Les Psaumes de Salomon forment une collection de dix-huit psaumes juifs anciens. L’attribution à Salomon appartient au titre transmis et ne constitue pas une attribution historique démontrée. L’ensemble relit crise politique, impiété, jugement, repentance et espérance à travers le langage de la prière et du psaume.
Datation
L’introduction Savoy situe la collection au Ier siècle avant notre ère. Plusieurs psaumes sont liés par la recherche aux crises politiques de la fin de l’époque hasmonéenne et à l’intervention romaine, mais la collection doit être analysée psaume par psaume avant de transformer ces rapprochements en datation uniforme.
Langue et transmission
Le grec est le principal témoin complet. Une Vorlage hébraïque est généralement postulée, mais cette reconstruction doit rester distinguée du texte grec effectivement transmis. La collection est également connue en syriaque, ce qui fournit un second axe important de l’histoire textuelle.
Manuscrits et témoins
La comparaison entre tradition grecque et tradition syriaque permet de contrôler des variantes et l’histoire de la collection. L’absence d’un manuscrit hébreu complet conservé interdit de traiter les rétroversions modernes comme des témoins. Elles restent des outils hypothétiques de critique.
Contenu et structure
Les dix-huit psaumes abordent justice et impiété, destin de Jérusalem, repentance, jugement et fidélité. Les Psaumes 17–18 sont particulièrement importants pour l’histoire de l’espérance davidique et du messianisme juif préchrétien. Ils ne doivent toutefois pas servir de résumé à toute la collection.
Contexte historique
La collection appartient au judaïsme du Second Temple et reflète des tensions religieuses et politiques fortes. Elle permet d’étudier comment la prière poétique interprète domination étrangère, corruption interne et espérance de restauration. Identifier précisément chaque acteur historique reste une opération exégétique qui doit être argumentée.
Réception
Les Psaumes de Salomon ont été transmis hors du canon hébraïque et ont pris une place importante dans l’étude moderne des pseudépigraphes, de la prière juive et du messianisme. La réception scientifique contemporaine ne doit pas être confondue avec un statut canonique ancien uniforme.
Bibliographie
Les références de travail comprennent G. Buchanan Gray, Kenneth Atkinson et R. B. Wright. La synthèse de M. de Jonge rappelle les données fondamentales : dix-huit psaumes, conservation en grec et syriaque et probabilité d’une composition hébraïque sous-jacente.
Limites et incertitudes
La date de chaque psaume, l’ordre de formation de la collection et les détails de la Vorlage hébraïque restent discutés. Les reconstructions politiques doivent être signalées comme telles et non intégrées silencieusement au texte.