Identification
L’Apocryphe d’Ézéchiel est ici un corpus éditorial de cinq fragments. Ils ne forment pas les chapitres continus d’un livre conservé intégralement et leur attribution n’a pas partout le même degré de certitude.
Datation
Le dossier local ne fournit pas une datation assez sûre pour assigner une date unique à l’œuvre perdue ou aux cinq unités. La transmission patristique donne surtout des terminus et des contextes de réception.
Langue et transmission
Les fragments sont connus principalement par Épiphane, Clément d’Alexandrie, Tertullien, Justin et d’autres auteurs chrétiens. Le papyrus Chester Beatty XII apporte un témoin direct important pour le fragment 5.
Manuscrits et témoins
Les formes parallèles des citateurs ne sont pas fusionnées. Le fragment 4 exige une réserve particulière : Justin introduit le logion comme parole de Jésus tout en l’inscrivant dans un contexte attribué à Ézéchiel.
Contenu et structure
Le fragment 1 raconte la parabole de l’aveugle et du boiteux, image de la responsabilité commune de l’âme et du corps ; le fragment 2 appelle à la repentance ; le fragment 3 transmet le logion de la génisse ; les fragments 4–5 concernent jugement et résurrection.
Contexte historique
Le corpus appartient à l’histoire des pseudépigraphes prophétiques et de leur réception chrétienne. Le lien au prophète biblique est une attribution littéraire, non une identification d’auteur.
Réception
La conservation patristique montre que ces traditions circulaient comme matériaux d’autorité variable dans les débats anciens sur repentance, jugement et résurrection.
Bibliographie
Le dossier s’appuie sur l’Online Critical Pseudepigrapha, Épiphane, Clément, Tertullien, Justin et le Papyrus Chester Beatty XII.
Limites et incertitudes
Unité de l’œuvre, attribution de plusieurs fragments et reconstruction du texte perdu restent incertaines ; le dossier maintient donc chaque fragment distinct.