Zacharie
IntroductionZacharie 6
Analyse du texte source · restitution Philologique
Markavot : « chars ». Hare neḥoshet : « montagnes de bronze / cuivre ». Le métal peut suggérer solidité et éclat ; le texte n’identifie pas les montagnes géographiquement.
La construction nominale aligne les couleurs sans verbe explicite.
Beruddim : « tachetés / pie ». ’Amutṣim : « forts / vigoureux », adjectif dont la relation précise avec le quatrième attelage est discutée.
Mah-elleh : « que sont ceux-ci ? » Le démonstratif masculin vise les chars / attelages de la vision.
’Arba‘ ruḥot haššamayim peut signifier « quatre vents » ou « quatre esprits ». Le parallèle avec des envoyés célestes rend les deux nuances possibles.
’Eretṣ tsafon : « pays du nord ». ’El-’aḥareihem, « derrière eux / à leur suite », se rapporte aux noirs ; le texte ne mentionne pas ici explicitement la destination des rouges.
Hamitstsīm, « les forts / vigoureux ». Le verbe hit-hallekh, au Hitpael, signifie « aller et venir / parcourir ». Le sujet final est grammaticalement féminin, probablement les merkavot, « chars ».
Heniḥu ’et-ruḥi : « ils ont fait reposer mon souffle / Esprit ». L’expression peut signifier apaiser l’indignation divine par l’accomplissement du jugement.
Formule d’introduction prophétique standard.
La syntaxe de la fin est condensée : ’ašer ba’u mibavel, « qui sont venus de Babylone », se rapporte vraisemblablement aux hommes mentionnés. Le premier verbe laqo’aḥ est infinitif absolu à valeur impérative.
‘Atarot est pluriel, « couronnes ». Le suffixe implicite de wesamta peut être collectif. Le couronnement sacerdotal constitue un geste symbolique exceptionnel.
Tsemaḥ, « germe / pousse », est repris par yitsmaḥ, « il germera ». U-mittaḥtaw est obscur : litt. « de dessous lui / de son lieu ». La tradition interprétative y voit souvent une croissance depuis sa propre place.
Wehayah kohen ‘al-kis’o peut se lire « et il sera prêtre sur son trône » ou « et un prêtre sera sur son trône ». ‘Atsat shalom beyn sheneyhem, « conseil de paix entre eux deux », favorise la distinction de deux pôles, royal et sacerdotal.
Le MT lit ici Ḥelem, alors que le v. 10 avait Ḥelday ; Hen peut être un nom propre ou signifier « faveur ». Les variations onomastiques ont suscité de nombreuses harmonisations.
Raḥoqim : « des éloignés / ceux qui sont loin ». ’Im-shamoa‘ tishme‘un est l’infinitif absolu avec verbe conjugué : « si vous écoutez vraiment / attentivement ».