Zacharie
IntroductionZacharie 6
Nuances du texte source · restitution Déployée
La dernière grande vision nocturne s’ouvre sur quatre chars surgissant entre deux montagnes de bronze, décor monumental évoquant un passage céleste vers le monde.
Chaque char se distingue par la couleur de ses chevaux, comme dans la première vision du livre.
Le quatrième attelage est qualifié de vigoureux ; la couleur beruddim désigne des chevaux tachetés ou pie.
Comme dans les visions précédentes, Zacharie demande explicitement l’interprétation de ce qu’il voit.
Les quatre chars sont identifiés aux « quatre vents » ou souffles célestes, serviteurs qui se tiennent devant le Seigneur de toute la terre avant d’être envoyés.
Les chars se déploient vers les régions cardinales : le nord, direction historique des grandes puissances qui ont envahi Juda, reçoit une attention particulière.
Les attelages reçoivent l’autorisation d’étendre leur mission à travers toute la terre, comme les patrouilles de la première vision.
La mission vers le nord accomplit un jugement qui « donne du repos » à l’Esprit de Dieu : l’indignation divine y trouve son terme ou son apaisement.
Alors la parole du SEIGNEUR me fut adressée en ces termes :
Des membres de la diaspora revenus de Babylone apportent des métaux précieux. Le prophète doit les recevoir et se rendre chez leur hôte pour accomplir un geste symbolique.
L’acte est surprenant : le grand prêtre Josué reçoit une couronne, objet à connotation royale, ce qui prépare l’oracle sur le « Germe » sans pour autant identifier simplement Josué à celui-ci.
Tu lui diras : Ainsi parle le SEIGNEUR des armées : Voici un homme : « Germe » est son nom ; de dessous lui, depuis son propre lieu, il germera, et il bâtira le Temple du SEIGNEUR.
Lui, il bâtira le Temple du SEIGNEUR ; il portera la majesté, siégera et régnera sur son trône. Il y aura aussi un prêtre sur son trône, et entre eux deux, entre l’autorité royale et l’autorité sacerdotale, un conseil de paix.
Après l’acte symbolique, les couronnes ne deviennent pas un insigne permanent du grand prêtre : elles sont déposées dans le Temple comme mémorial des donateurs et de l’oracle.
L’horizon s’élargit : des personnes venues de loin prendront part à l’œuvre du Temple. Mais la promesse se termine sur une condition d’obéissance, exprimée avec l’intensif hébreu « écouter, vous écouterez ».