Siracide
IntroductionSiracide 35
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Observer la Loi vaut plus qu’une multiplication de rites : garder les commandements devient lui-même une véritable offrande.
Rendre le bien reçu et pratiquer la bonté prennent la valeur d’un sacrifice de reconnaissance et de louange.
Se détourner du mal plaît au Seigneur ; renoncer concrètement à l’injustice est une forme réelle d’expiation.
Cela ne signifie pas que le culte soit inutile : présente-toi aussi devant le Seigneur avec ce qui lui est dû.
Justice et offrande appartiennent ensemble à l’obéissance demandée par le commandement.
L’offrande du juste enrichit véritablement l’autel parce que sa vie ne contredit pas son geste religieux.
Un sacrifice juste est accueilli et demeure dans la mémoire de Dieu.
Honore le Seigneur généreusement et ne donne pas avec un cœur fermé.
Que ton visage lui-même exprime la joie lorsque tu donnes et consacres ta part.
Donne au Très-Haut en proportion de ce que tu as reçu et selon tes moyens réels.
Le langage sapientiel affirme que Dieu sait rendre avec une abondance bien supérieure au don reçu.
N’essaie jamais d’acheter Dieu par des cadeaux : il ne se laisse pas corrompre et n’accepte pas un culte financé par l’injustice.
Le Seigneur juge sans favoriser le puissant contre le pauvre.
Il entend la supplication de l’opprimé, de l’orphelin et de la veuve.
Les larmes de la veuve deviennent elles-mêmes un témoignage contre celui qui les a provoquées.
Celui qui sert Dieu avec un cœur entier voit sa prière monter jusqu’à lui.
La prière de l’humble traverse les nuages et ne s’arrête pas avant d’avoir atteint Dieu.
Elle persévère jusqu’à ce que le Très-Haut rende justice et rétablisse le droit.
Le Seigneur ne laisse pas indéfiniment l’oppression se poursuivre sans réponse.
Il finit par briser la force de ceux qui exercent la violence sans pitié et rendre à chacun selon ses actes.
Les pouvoirs orgueilleux et injustes ne sont pas hors d’atteinte de son jugement.
Dieu juge les actes mais aussi ce qu’ils révèlent des intentions profondes.
Rendre justice à son peuple signifie aussi lui rendre la joie par sa miséricorde.
Au temps de la détresse, la miséricorde ressemble à un nuage chargé de pluie au milieu d’une longue sécheresse.