Siracide
IntroductionSiracide 34
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Les espérances sans fondement et les rêves trompeurs donnent facilement de fausses certitudes à celui qui manque de discernement.
S’attacher à un rêve comme à une réalité, c’est vouloir saisir une ombre ou courir après le vent.
Le rêve ressemble souvent à un miroir : il renvoie à l’esprit ce que l’esprit lui-même porte déjà.
Une source impure ne produit pas spontanément une vérité pure ; un mensonge ne devient pas vrai parce qu’il a pris la forme d’un rêve.
Divinations, présages et rêves peuvent simplement refléter les imaginations de l’esprit.
À moins qu’un rêve ne soit réellement donné par le Très-Haut, ne lui attribue pas automatiquement une autorité.
Beaucoup se sont égarés pour avoir accordé une confiance excessive à leurs rêves.
La Loi n’a pas besoin de ces tromperies pour s’accomplir, et la sagesse trouve sa force dans une parole digne de confiance.
Celui qui a beaucoup voyagé et beaucoup vu acquiert une connaissance que l’expérience seule peut donner.
Celui qui n’a jamais été mis à l’épreuve connaît peu de choses ; l’expérience élargit le discernement.
Ben Sira affirme avoir beaucoup observé au cours de ses voyages, au-delà même de ce qu’il peut raconter.
Il a souvent connu le danger et dit avoir été sauvé aussi grâce au discernement acquis par l’expérience.
Mais la vraie sécurité de celui qui craint le Seigneur ne repose finalement pas sur son expérience : elle repose sur Dieu.
Celui qui craint le Seigneur peut traverser ses peurs sans leur appartenir, parce que son espérance est ailleurs.
Heureux celui dont l’âme se repose ainsi dans la crainte du Seigneur : il sait vers qui se tourner.
Le Seigneur est présenté comme protection, refuge contre la chaleur, soutien dans la chute et défense pour ceux qui l’aiment.
Il relève la personne, éclaire son regard et donne guérison, vie et bénédiction.
Une offrande financée par des biens injustement acquis reste souillée : le culte ne transforme pas l’injustice en justice.
Multiplier les sacrifices ne peut pas effacer une conduite impie.
Prendre au pauvre pour offrir ensuite à Dieu revient, selon l’image extrême du texte, à tuer un enfant devant son père.
Le pain du pauvre est sa vie ; lui enlever ce qui lui permet de vivre revient à le tuer.
Priver un travailleur du fruit de son travail ou retenir son salaire revient à porter atteinte à sa vie.
Construire d’un côté et détruire de l’autre ne produit finalement que de la fatigue.
Bénir Dieu tout en maudissant autrui crée une contradiction qui détruit la cohérence de la prière.
Se purifier pour retourner aussitôt à la même impureté rend la purification inutile.
De même, jeûner pour ses péchés puis recommencer les mêmes fautes vide le jeûne de son sens.