Siracide
IntroductionSiracide 28
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Celui qui entretient la vengeance contre les autres s’expose lui-même à un jugement où ses propres fautes seront comptées avec la même rigueur.
Pardonne l’injustice que ton prochain a commise contre toi ; alors ta propre demande de pardon devant Dieu devient cohérente.
Comment garder une colère obstinée contre un autre homme tout en demandant au Seigneur de te guérir ?
Comment refuser la compassion à quelqu’un qui te ressemble tout en demandant que tes propres péchés soient pardonnés ?
Toi qui es toi-même fragile et mortel, comment peux-tu t’accrocher à la rancune comme si tu n’avais aucun besoin de miséricorde ?
Souviens-toi que ta vie aura une fin et cesse de nourrir l’hostilité ; la mort remet les conflits à leur juste mesure.
Souviens-toi des commandements et de l’alliance du Très-Haut ; apprends à passer par-dessus l’offense plutôt qu’à l’entretenir.
Éloigne-toi des querelles et tu éviteras bien des fautes ; l’homme irritable, lui, ajoute du combustible au conflit.
Le pécheur sait séparer des amis et introduire la calomnie jusque dans des relations qui vivaient en paix.
Une querelle grandit comme un feu selon le combustible qu’on lui donne : caractère, pouvoir, argent et intensité de l’affrontement peuvent tous l’alimenter.
Une dispute précipitée allume l’incendie, et une querelle qui s’emballe peut finir dans le sang.
La même bouche peut souffler sur l’étincelle pour en faire une flamme ou l’éteindre : tu possèdes donc un réel pouvoir d’escalade ou d’apaisement.
La parole double et calomnieuse est maudite parce qu’elle détruit des personnes qui vivaient auparavant en paix.
Une calomnie introduite dans une relation peut se propager jusqu’à bouleverser des communautés, des peuples, des villes et des maisons puissantes.
Elle peut même chasser de leur foyer des femmes pourtant courageuses et les priver du fruit de leur travail.
Celui qui prête volontiers l’oreille à la rumeur perd lui aussi son repos et sa paix.
Un fouet marque la peau ; une parole destructrice peut atteindre beaucoup plus profondément.
L’épée a fait tomber beaucoup d’hommes, mais la langue en a détruit davantage encore par la violence qu’elle propage.
Heureux celui qui échappe à ce pouvoir destructeur et n’a pas à porter le joug de la calomnie.
Ce joug est comparé au fer et ses chaînes au bronze, tant une réputation détruite peut emprisonner.
La souffrance qu’elle produit est décrite comme une mort si mauvaise que le texte préfère presque le séjour des morts.
Mais la calomnie ne possède pas le dernier mot sur celui qui demeure fidèle à Dieu.
Celui qui abandonne le Seigneur peut au contraire se laisser consumer par ce feu jusqu’à devenir lui-même déchiré par ce qu’il a nourri.
Tu protèges tes biens matériels par des clôtures et tu mets ton argent à l’abri.
Protège encore davantage ta parole : pèse-la, mesure-la et place une porte devant ta bouche.
Veille à ne pas tomber par ta propre langue devant quelqu’un qui attend précisément ta faute.