Siracide
IntroductionSiracide 14
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Heureux celui dont les paroles ne l’ont pas fait tomber et dont la conscience n’est pas déchirée par une faute assumée.
Heureux celui que sa conscience ne condamne pas et qui peut encore regarder l’avenir avec espérance.
À quoi sert la richesse à l’avare s’il ne sait ni la partager ni même en jouir justement ?
Celui qui accumule tout en se refusant à lui-même le moindre bien travaille finalement pour les héritiers qui viendront après lui.
Si tu es dur même envers toi-même, comment apprendras-tu à être bon envers les autres ?
L’avare devient son propre oppresseur : il possède des biens dont il refuse lui-même de recevoir le bénéfice.
Même s’il lui arrive de faire le bien, son caractère profond finit tôt ou tard par se montrer.
Celui qui regarde autrui avec envie et détourne le visage devant le besoin révèle un cœur mauvais.
Le désir du cupide n’est jamais rassasié ; à force de vouloir toujours davantage, il dessèche sa propre âme.
L’avare peut en venir à regarder avec jalousie même le pain qu’il pourrait partager, jusqu’à manquer lui-même de joie à sa propre table.
Mon enfant, fais-toi du bien dans la mesure de tes moyens et offre aussi au Seigneur ce qui lui revient avec dignité.
Souviens-toi que ta mort peut venir sans t’avoir annoncé son heure.
Avant que la mort ne t’enlève toute possibilité d’agir, fais du bien à ton ami et donne selon ce que tu peux réellement donner.
Ne refuse pas systématiquement les jours heureux et ne laisse pas passer les biens légitimes que tu peux recevoir avec gratitude.
Tu laisseras de toute façon tes biens à d’autres ; pourquoi vivre comme si tu pouvais les garder éternellement ?
Apprends à donner, à recevoir et à goûter justement le bien tant que tu es vivant.
Toute chair vieillit comme un vêtement ; la mort appartient à la condition humaine.
Comme les feuilles tombent pendant que d’autres poussent, une génération disparaît tandis qu’une autre se lève.
Même les œuvres humaines passent, et ceux qui les ont réalisées finissent eux aussi par disparaître.
Heureux celui qui choisit de méditer la sagesse et de réfléchir avec intelligence.
Il garde dans son cœur les chemins de la sagesse et cherche à pénétrer ses secrets.
Cherche-la avec l’attention d’un pisteur et reste attentif à tous les chemins où elle peut se laisser trouver.
Reste assez proche pour regarder par ses fenêtres et écouter à ses portes.
Établis-toi auprès d’elle comme quelqu’un qui plante sa tente contre les murs d’une maison qu’il veut habiter.
Fais de la proximité avec la sagesse un lieu où tu puisses réellement demeurer.
Place aussi ceux qui viennent après toi sous sa protection.
La sagesse t’offrira de l’ombre contre la chaleur et un lieu où demeurer dans sa gloire.