Siracide

Introduction

Siracide 14

Nuances du texte source · restitution Déployée

Le bonheur commence ici par la maîtrise de la parole et par une conscience qui n’est pas blessée par une faute assumée.

Heureux celui que sa conscience ne condamne pas et qui n’a pas perdu son espérance.

Posséder sans savoir user du bien rend la richesse contradictoire : l’avare sert ses biens au lieu d’en recevoir un usage juste.

L’avarice est tournée en dérision par la mort : le possesseur qui ne jouit jamais de ses biens travaille finalement pour autrui.

Le Siracide condamne une ascèse née de l’avarice : se maltraiter soi-même n’est pas vertu et ne produit pas davantage de générosité.

L’avare devient à la fois oppresseur et victime de sa propre attitude.

Une action bonne isolée ne suffit pas à transformer un caractère dominé par l’avarice.

Le refus de donner devient refus de regarder : l’avarice déshumanise le pauvre aux yeux de celui qui se détourne.

Le désir sans mesure ne produit pas abondance intérieure mais dessèchement.

L’obsession de ne rien donner conduit paradoxalement à ne pas jouir de ce qui est déjà disponible.

Après avoir dénoncé l’auto-privation, le texte invite à un usage équilibré des biens : jouissance mesurée et offrande à Dieu.

La brièveté et l’incertitude de la vie fondent l’appel à un usage présent et juste des biens.

La générosité doit précéder la mort, non être repoussée à une succession où le donateur ne choisit plus son acte.

Le plaisir n’est pas condamné comme tel : la sagesse consiste à recevoir les biens légitimes sans les idolâtrer.

La mortalité relativise la possession : celui qui refuse tout usage de ses biens ne fait que préparer le patrimoine d’autrui.

Donne, reçois et accorde à ton âme sa part de bien : au séjour des morts, on ne cherche plus les plaisirs de la vie.

Toute chair vieillit comme un vêtement ; depuis toujours la règle est : tu mourras.

La mortalité individuelle est replacée dans la continuité des générations.

Même ce que l’homme construit participe à sa condition de finitude.

Heureux l’homme qui médite sur la sagesse et réfléchit avec intelligence.

La sagesse réclame contemplation intérieure et persévérance, pas seulement accumulation d’informations.

Le langage de chasse est renversé : l’énergie habituellement utilisée pour capturer une proie doit être consacrée à la sagesse.

L’étudiant de la sagesse demeure proche, attentif au moindre signe de sa présence.

La recherche devient habitation : il ne suffit plus de visiter la sagesse, il faut demeurer auprès d’elle.

La sagesse transforme l’espace provisoire de la tente en lieu de stabilité heureuse.

La sagesse devient héritage familial : le bien acquis par l’un protège aussi la génération suivante.

La sagesse est à la fois ombre protectrice et lieu de gloire.

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