Ruth 4

Analyse du texte source · restitution Philologique

הַגֹּאֵל est le participe de גאל, « celui qui exerce le rachat », le go’el. פְּלֹנִי אַלְמֹנִי est une formule d’anonymisation, « un tel / untel », qui tait volontairement le nom du parent.

La porte est le lieu public de décision juridique. Le texte mentionne dix anciens, sans expliquer ici la valeur institutionnelle précise de ce nombre.

מָכְרָה est un qatal de מכר, « vendre ». Le contexte juridique porte sur la portion de champ liée à Élimélek.

אֶגְלֶה אָזְנְךָ, litt. « je découvrirai ton oreille », signifie informer. Le verbe גאל est répété sous formes impérative, indicative et infinitive, structurant tout l’échange.

Le texte présente un ketiv/qeré sur קנה : le ketiv קניתי, « j’ai acquis », et le qeré קָנִיתָה, « tu acquiers / tu as acquis ». La lecture qeré s’accorde avec l’adresse au parent. לְהָקִים שֵׁם signifie « relever/maintenir le nom » du mort sur son héritage.

גאל / גְּאֻלָּה articulent le verbe « racheter » et le droit de rachat. אַשְׁחִית vient de שׁחת, « détruire, ruiner, corrompre » : le parent craint de léser son propre héritage.

גְּאֻלָּה « rachat », תְּמוּרָה « échange/substitution » et תְּעוּדָה « attestation » sont les trois termes juridiques clés. Le retrait de la sandale sert ici de geste probatoire.

Le retrait de la sandale accomplit le geste décrit au verset précédent. Le texte ne développe pas davantage sa portée symbolique.

קָנִיתִי est « j’ai acquis ». עֵדִים אַתֶּם, « vous êtes témoins », donne une forme juridique explicite à la déclaration publique.

לְהָקִים שֵׁם reprend 4,5 : « relever/maintenir le nom ». Le texte associe acquisition, mariage et maintien du nom sans employer ici le vocabulaire juridique classique du lévirat.

חַיִל a le champ de force, valeur, capacité, prospérité. וּקְרָא־שֵׁם signifie litt. « appelle/proclame un nom », d’où « rends ton nom célèbre » selon la fonction de la bénédiction.

זֶרַע, « semence/descendance », relie la bénédiction à la maison de Pérets. La mention de Tamar crée un parallèle généalogique et narratif explicite.

וַיָּבֹא אֵלֶיהָ est l’idiome biblique « il vint vers elle » pour l’union conjugale. הֵרָיוֹן signifie grossesse/conception.

גֹּאֵל est grammaticalement masculin singulier. Dans le contexte immédiat de la naissance et du verset 15, il peut viser l’enfant comme restaurateur pour Noémi ; Booz reste le go’el juridique de la scène précédente.

מֵשִׁיב נֶפֶשׁ signifie litt. « celui qui fait revenir/restaure la vie (nefesh) ». « Mieux que sept fils » est une formule d’éloge maximal de Ruth.

אֹמֶנֶת, participe féminin de אמן, désigne celle qui nourrit, élève ou prend soin ; « nourrice » peut être trop étroit si l’on suppose l’allaitement.

Les voisines « appellent un nom » à l’enfant. עוֹבֵד (‘Oved) est lié à la racine עבד, « servir/travailler ». La généalogie relie explicitement l’enfant à David.

תּוֹלְדוֹת, « générations/descendance », introduit la généalogie finale. Le hiphil הוֹלִיד signifie « engendrer / faire naître ».

Le même hiphil הוֹלִיד est répété dans la chaîne généalogique, donnant à la finale son rythme formulaire.

Le TM écrit שַׂלְמָה, Salma, au v.20. Cette forme doit être distinguée de שַׂלְמוֹן, Salmôn, au v.21.

Le TM porte שַׂלְמוֹן, Salmôn, forme graphiquement distincte de Salma au verset précédent. La traduction conserve cette variation.

La chaîne se clôt sur דָּוִד, David. La répétition de הוֹלִיד maintient la formule généalogique jusqu’au dernier mot du livre.

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