Psaumes
IntroductionPsaumes 118
Analyse du texte source · restitution Philologique
hôdû laYHWH kî-ṭôḇ, kî lə‘ôlām ḥasdô. Refrain liturgique ; ḥesed ne se réduit ni à « bonté » ni à « fidélité ».
yō’mar-nā’ Yiśrā’ēl : nā’ marque ici l’exhortation insistante ; kî lə‘ôlām ḥasdô reprend 118,1.
yō’mərû-nā’ bêṯ-’Aharōn : même formule responsoriale que 118,2, avec refrain identique.
yō’mərû-nā’ yir’ê YHWH : troisième groupe appelé à reprendre le refrain ; progression Israël → maison d’Aaron → craignant YHWH.
min-hammēṣar qārā’tî Yāh ; ‘ānānî bammerḥāḇ Yāh. Jeu antithétique spatial mēṣar / merḥāḇ : « étroit / large ».
YHWH lî, lō’ ’îrā’ ; mâ-ya‘ăśeh lî ’ādām. lî est datif relationnel : « pour moi / avec moi ».
YHWH lî bə‘ōzərāy, wa’ănî ’er’eh ḇəśōn’āy. Construction bə- avec r’h : litt. « je verrai en / sur mes haineux », idiome de victoire.
ṭôḇ laḥăsôt baYHWH mibboṭōaḥ bā’ādām : comparaison avec min, litt. « bon de se réfugier en YHWH plutôt que se confier en l’humain ».
ṭôḇ laḥăsôt baYHWH mibboṭōaḥ bindîḇîm. Parallèle exact de 118,8, avec ’ādām remplacé par nedîḇîm.
kol-gôyim səḇāḇûnî ; bəšēm YHWH kî ’ămîlām. ’ămîlām, forme rare du radical m-w-l, probablement « couper / retrancher », sens débattu.
sabbûnî gam-səḇāḇûnî : répétition du même radical s-b-b avec gam ; reprise exacte du second colon de 118,10.
sabbûnî ḵidḇôrîm ; dō‘ăḵû kə’ēš qôṣîm. d‘k = s’éteindre ; l’image des épines suggère une flambée brève et intense.
daḥōh dəḥîtanî linpōl : infinitif absolu + parfait de d-ḥ-h, intensification ; le sujet grammatical est 2ms, mais la référence discursive peut être l’ennemi personnifié.
‘ozzî wəzimrāṯ Yāh, wayəhî-lî lîšû‘â. Formule reprise d’Ex 15,2 / Is 12,2 ; zimrāṯ est lexicalement discuté mais traditionnellement « chant ».
qôl rinnâ wîšû‘â bə’oholê ṣaddîqîm ; yəmîn YHWH ‘ōśâ ḥāyil. ḥāyil = force, vaillance, prouesse, succès militaire.
yəmîn YHWH rômēmâ ; yəmîn YHWH ‘ōśâ ḥāyil. Parallélisme avec répétition exacte de yəmîn YHWH.
lō’ ’āmûṯ kî-’eḥyeh ; wa’ăsappēr ma‘ăśê Yāh. kî peut être assertif : « mais / certes je vivrai ».
yassōr yissərannî Yāh : infinitif absolu + yiqtol du radical y-s-r ; wəlamāwet lō’ nəṯānānî : « et à la mort il ne m’a pas donné ».
piṯḥû-lî ša‘ărê-ṣeḏeq ; ’āḇō’-ḇām ’ôdeh Yāh. Le suffixe -ḇām renvoie aux portes : « j’entrerai en elles ».
zeh-hašša‘ar laYHWH ; ṣaddîqîm yāḇō’û ḇô. Déictique zeh : « ceci / voici ».
’ôḏəḵā kî ‘ănîtānî ; wattəhî-lî lîšû‘â. Reprise de la formule « être pour moi salut ».
’eḇen mā’ăsû habbônîm hāyəṯâ lərō’š pinnâ. rō’š pinnâ, litt. « tête de l’angle », fonction architecturale discutée : pierre d’angle / pierre principale.
mē’ēṯ YHWH hāyəṯâ zō’t ; hî niplā’t bə‘ênênû. Le féminin hî reprend zō’t, « cette chose ».
zeh-hayyôm ‘āśâ YHWH ; nāgîlâ wəniśməḥâ ḇô. Le référent de ḇô est naturellement hayyôm, mais la portée peut être plus large.
’ānnâ YHWH hôšî‘â-nnā’ ; ’ānnâ YHWH haṣlîḥâ-nnā’. hôšî‘â-nnā’ est à l’origine de la forme liturgique « hosanna ».
bārûḵ habbā’ bəšēm YHWH ; bēraḵnûḵem mibbêṯ YHWH. -ḵem est 2mp : « nous vous bénissons », changement de nombre significatif.
’ēl YHWH wayyā’er lānû ; ’isrû-ḥag ba‘ăḇōṯîm ‘ad-qarnôṯ hammizbēaḥ. Segment rituel obscur : ḥag peut désigner fête / victime festive / procession ; ‘ăḇōṯîm = cordes épaisses ou rameaux selon analyse.
’ēlî ’attâ wə’ôdekkā ; ’ĕlōhay ’ărôməmekkā. Deux vocatifs / prédications parallèles avec deux désignations divines apparentées.
Reprise verbatim de 118,1 : hôdû laYHWH kî-ṭôḇ, kî lə‘ôlām ḥasdô. Inclusion du psaume par le refrain.