Psaumes
IntroductionPsaumes 118
Nuances du texte source · restitution Déployée
Rendez grâce au SEIGNEUR, car il est bon ; car pour toujours son ḥesed [amour loyal, fidélité bienveillante] !
Qu’Israël le dise : « Car pour toujours son ḥesed ! »
Que la maison d’Aaron le dise : « Car pour toujours son ḥesed ! »
Que ceux qui craignent le SEIGNEUR le disent : « Car pour toujours son ḥesed ! »
Depuis l’étroitesse [mēṣar : détresse conçue comme espace resserré], j’ai appelé Yah ; Yah m’a répondu dans le large espace [merḥāḇ].
Le SEIGNEUR est pour moi [ou : avec moi] : je ne crains pas. Que pourrait me faire l’humain ?
Le SEIGNEUR est pour moi parmi ceux qui me secourent ; et moi, je regarderai ceux qui me haïssent [formule pouvant impliquer voir leur sort].
Mieux vaut se réfugier dans le SEIGNEUR que se confier dans l’humain [contraste ḥāsâ / bāṭaḥ].
Mieux vaut se réfugier dans le SEIGNEUR que se confier dans les nobles [nedîḇîm : notables, princes, généreux selon contexte].
Toutes les nations m’entouraient ; au nom du SEIGNEUR, je les retranche [’ămîlām : verbe rare, probablement couper / circoncire / retrancher].
Elles m’entouraient, elles m’entouraient [répétition intensive] ; au nom du SEIGNEUR, je les retranche.
Elles m’entouraient comme des abeilles ; elles s’éteignirent [ou : flambèrent puis s’éteignirent] comme un feu d’épines ; au nom du SEIGNEUR, je les retranche.
Poussé, tu m’as poussé pour me faire tomber [infinitif absolu + verbe : forte intensification], mais le SEIGNEUR m’a secouru.
Yah est ma force et mon chant [zimrâ peut aussi être « puissance / chant » selon tradition lexicale] ; il est devenu pour moi le salut.
Voix de joie et de salut [yešû‘â : délivrance, victoire] dans les tentes des justes : « La droite du SEIGNEUR fait puissance [ḥayil : force, prouesse] ! »
La droite du SEIGNEUR est élevée ; la droite du SEIGNEUR fait puissance [ḥayil].
Je ne mourrai pas : je vivrai, et je raconterai les œuvres [ma‘ăśê] de Yah.
Corriger, Yah m’a corrigé [infinitif absolu + verbe : intensification], mais il ne m’a pas livré à la mort.
Ouvrez-moi les portes de justice ; j’entrerai par elles, je rendrai grâce à Yah [scène liturgique d’entrée].
Voici la porte du SEIGNEUR ; les justes y entreront [réponse probable à l’appel du v. 19].
Je te rends grâce, car tu m’as répondu et tu es devenu pour moi le salut [yešû‘â].
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la tête de l’angle [rō’š pinnâ : pierre principale / pierre d’angle].
Cela vient du SEIGNEUR ; c’est merveilleux [niplā’t : extraordinaire, prodigieux] à nos yeux.
Voici le jour que le SEIGNEUR a fait ; exultons et réjouissons-nous en lui [bô peut renvoyer au jour, ou fonctionner adverbialement].
’Anna YHWH, hôšî‘â-nnā’ ! ’Anna YHWH, haṣlîḥâ-nnā’ ! Les particules nā’ renforcent la supplication : « de grâce / donc ».
Béni soit celui qui vient au nom du SEIGNEUR ! Nous vous bénissons [pluriel : le groupe accueilli] depuis la maison du SEIGNEUR.
Le SEIGNEUR est Dieu, et il nous illumine. « Liez la ḥag avec des cordes / rameaux jusqu’aux cornes de l’autel » : formulation rituelle difficile ; le sens exact de ’isrû-ḥag ba‘ăḇōṯîm est discuté.
Tu es mon Dieu, je te rends grâce ; mon Dieu, je t’exalte [parallélisme avec répétition de ’ēl / ’ĕlōhay].
Rendez grâce au SEIGNEUR, car il est bon ; car pour toujours son ḥesed ! [Reprise exacte du refrain d’ouverture, 118,1.]