Prière de Manassé

Introduction

Prière de Manassé 1

Analyse du texte source · restitution Philologique

παντοκράτωρ = « tout-puissant / souverain de tout ». σπέρμα signifie littéralement « semence », ici « descendance ». Le génitif τοῦ δικαίου qualifie cette descendance comme « juste ».

κόσμος peut désigner l’ordre, l’agencement, l’ornement ou l’ensemble organisé du monde. « Tout leur ordre » garde ici la nuance cosmologique sans réduire le terme au seul « monde ».

πεδάω = entraver, lier comme avec des chaînes ; ἄβυσσος = l’abîme. Le « Nom » fonctionne ici comme marque de souveraineté divine qui ferme et scelle.

ὃν renvoie à Dieu ; πάντα est neutre pluriel, « toutes choses ». ἀπὸ προσώπου δυνάμεώς σου signifie littéralement « loin/devant la face de ta puissance ».

ἄστεκτος = « qu’on ne peut soutenir/endurer » ; ἀνυπόστατος = « à quoi l’on ne peut faire face / résister ». La phrase décrit l’inaccessibilité de la majesté et du jugement divins.

ἔλεος τῆς ἐπαγγελίας σου est littéralement « la miséricorde de ta promesse ». ἀνεξιχνίαστος = impossible à suivre à la trace, donc insondable.

μετανοῶν ἐπὶ κακίαις ἀνθρώπων est anthropopathique : littéralement « te ravisant / changeant d’avis au sujet des maux des humains ». Dans ce contexte biblique, κακίαι peut désigner les malheurs ou châtiments annoncés, non une faute morale attribuée à Dieu.

τίθημι μετάνοιαν = « établir / poser la repentance ». L’affirmation sur Abraham, Isaac et Jacob appartient à la rhétorique pénitentielle propre au texte et ne doit pas être harmonisée avec d’autres traditions bibliques sur la faillibilité humaine.

ἀνομίαι = actes sans loi / transgressions ; ἀδικίαι = injustices. ἀτενίζω signifie fixer intensément le regard. Le double ἐπλήθυναν donne une insistance rhétorique forte.

La syntaxe de εἰς τὸ ἀνανεῦσαί με est difficile dans le flux transmis ; le contexte appelle l’idée d’une incapacité à relever la tête sous le poids des liens et des péchés. προσοχθίσματα désigne ce qui provoque irritation, dégoût ou aversion.

γόνυ καρδίας, « genou du cœur », est une métaphore remarquable de l’humiliation intérieure. χρηστότης = bonté, bienveillance.

Le parfait ἡμάρτηκα, répété deux fois, insiste sur l’état résultant de la faute commise. ἐγὼ renforce le sujet dans « moi, je connais ».

ἄνες, impératif de ἀνίημι, signifie relâcher, remettre, pardonner. μηνίσας porte l’idée d’une colère persistante. κατώτατα τῆς γῆς = régions les plus basses de la terre, image du séjour inférieur.

Le grec a des futurs indicatifs δείξῃς / σώσεις dans une séquence qui fonctionne comme demande confiante ; la traduction peut légitimement les rendre comme requête ou certitude espérée selon la restitution.

δύναμις τῶν οὐρανῶν peut désigner la « puissance » ou l’« armée » des cieux, c’est-à-dire les êtres célestes. διὰ παντός = continuellement. La doxologie finale clôt le texte grec de l’Ode 12.

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