Prière de Manassé
IntroductionPrière de Manassé 1
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Seigneur souverain de tout, Dieu de nos pères Abraham, Isaac et Jacob, et de leur descendance juste,
c’est toi qui as créé le ciel et la terre avec tout l’ordre qui les compose.
Par ta seule parole tu tiens la mer sous ton autorité ; tu as fermé l’abîme et l’as scellé par ton Nom redoutable et glorieux.
Devant la puissance qui émane de toi, toute la création frémit et tremble.
La majesté de ta gloire dépasse ce qu’on peut supporter, et personne ne peut résister à la colère par laquelle tu avertis les pécheurs.
Mais la miséricorde attachée à ta promesse est, elle aussi, sans mesure : nul ne peut en sonder les profondeurs.
Car toi, Seigneur Très-Haut, tu es compatissant, patient et riche en miséricorde ; tu peux revenir sur le malheur annoncé aux humains.
Seigneur, Dieu des justes, Abraham, Isaac et Jacob sont ici présentés comme ceux qui n’ont pas péché contre toi ; ce n’est pas pour eux que tu as ouvert la voie de la repentance, mais pour moi qui reconnais être pécheur.
Mes péchés sont si nombreux que je les compare au sable de la mer. Mes fautes se sont multipliées, Seigneur, au point que je me sens indigne même de lever les yeux vers le ciel.
Je suis courbé comme sous le poids de lourdes chaînes de fer : mes péchés m’empêchent de relever la tête et je ne trouve aucun soulagement. J’ai provoqué ta colère, fait le mal devant toi, dressé des abominations et multiplié ce qui t’est odieux.
Alors maintenant, je m’abaisse intérieurement devant toi — je fléchis le genou de mon cœur — et j’implore ta bonté.
Oui, Seigneur, j’ai péché. J’ai réellement péché, et je connais mes propres fautes.
Je t’en supplie : pardonne-moi, Seigneur, pardonne-moi. Ne me laisse pas périr avec mes transgressions ; ne garde pas pour toujours ta colère contre moi et ne me condamne pas dans les profondeurs de la terre, car tu es le Dieu qui accueille ceux qui se repentent.
Montre donc ta bonté jusque dans ma propre vie : bien que je n’en sois pas digne, sauve-moi selon l’abondance de ta miséricorde.
Alors je te louerai continuellement tous les jours de ma vie, uni à toute l’armée des cieux qui te célèbre, car la gloire t’appartient pour les siècles. Amen.