Nombres
IntroductionNombres 22
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Les fils d’Israël gagnèrent les plaines de Moab et campèrent à l’est du Jourdain, en face de Jéricho.
Balaq, fils de Tsippor, avait vu ce qu’Israël venait de faire aux royaumes amorites.
Moab fut saisi d’une grande peur devant ce peuple nombreux et se sentit menacé par sa présence.
Les responsables moabites dirent aux anciens de Madian que cette multitude allait dévorer toute la région comme un bœuf dévore l’herbe ; Balaq régnait alors sur Moab.
Balaq envoya des messagers chercher Balaam, fils de Béor, à Pethor près du grand Fleuve, probablement l’Euphrate, en lui signalant qu’un peuple sorti d’Égypte couvrait le pays et campait face à lui.
Il lui demanda de venir maudire Israël afin de pouvoir le vaincre et le chasser, convaincu que la bénédiction ou la malédiction prononcée par Balaam avait de l’effet.
Les anciens de Moab et de Madian partirent avec ce que le texte appelle les « divinations en leur main », expression pouvant désigner le prix ou les instruments de la divination, et rapportèrent à Balaam le message de Balaq.
Balaam les invita à passer la nuit chez lui pendant qu’il attendrait la parole du SEIGNEUR.
Dieu vint vers Balaam et lui demanda qui étaient ces hommes.
Balaam expliqua que Balaq, roi de Moab, les avait envoyés.
Il résuma la demande : le peuple sorti d’Égypte couvrait le pays, et Balaq voulait que Balaam le maudisse afin de pouvoir le combattre et le chasser.
Dieu interdit à Balaam de partir avec eux et de maudire Israël, car ce peuple était béni.
Au matin, Balaam renvoya donc les représentants de Balaq en leur disant que le SEIGNEUR refusait de le laisser partir avec eux.
Les princes retournèrent annoncer à Balaq que Balaam refusait de venir.
Balaq envoya une seconde délégation, plus nombreuse et composée de personnages plus importants.
Ils demandèrent à Balaam, au nom de Balaq, de ne laisser aucun obstacle l’empêcher de venir.
Balaq promettait de le combler d’honneurs et d’accomplir ce qu’il demanderait, pourvu qu’il vienne maudire Israël.
Balaam répondit que même une maison pleine d’argent et d’or ne lui permettrait pas de transgresser l’ordre du SEIGNEUR son Dieu, dans une chose grande ou petite.
Il invita néanmoins cette seconde délégation à passer elle aussi la nuit, afin de savoir si le SEIGNEUR ajouterait quelque chose à sa première réponse.
Pendant la nuit, Dieu lui dit que, puisque ces hommes étaient venus l’appeler, il pouvait partir avec eux, mais qu’il ne devrait faire que ce que Dieu lui dirait.
Balaam se leva le matin, sella son ânesse et partit avec les princes de Moab.
Cependant, la colère de Dieu s’enflamma à cause de son départ. L’ange du SEIGNEUR se plaça sur la route comme un adversaire — le mot hébreu désigne ici une fonction, non un nom propre — tandis que Balaam avançait avec deux serviteurs.
L’ânesse vit l’ange du SEIGNEUR debout sur le chemin, l’épée tirée, et quitta la route pour entrer dans un champ ; Balaam la frappa pour la ramener.
L’ange se plaça ensuite dans un passage étroit entre deux murs de vignes.
L’ânesse le vit, se serra contre le mur et coinça le pied de Balaam ; il la frappa encore.
L’ange se déplaça vers un endroit encore plus resserré où il n’était possible de se détourner ni à droite ni à gauche.
L’ânesse le vit et se coucha sous Balaam. Balaam, furieux, la frappa avec son bâton.
Alors le SEIGNEUR ouvrit la bouche de l’ânesse, qui demanda à Balaam ce qu’elle lui avait fait pour être frappée ainsi trois fois.
Balaam répondit à l’ânesse qu’elle s’était jouée de lui et que, s’il avait eu une épée à la main, il l’aurait tuée sur-le-champ.
L’ânesse lui rappela qu’elle était celle qu’il montait depuis toujours et lui demanda si elle avait l’habitude de se comporter ainsi. Balaam reconnut que non.
Alors le SEIGNEUR ouvrit les yeux de Balaam. Il vit l’ange du SEIGNEUR debout sur le chemin, l’épée tirée à la main, et se prosterna face contre terre.
L’ange lui demanda pourquoi il avait frappé son ânesse trois fois et expliqua qu’il était sorti comme adversaire, car la route suivie par Balaam était devenue téméraire devant lui.
L’ânesse l’avait vu et s’était détournée trois fois ; sans cela, l’ange aurait déjà tué Balaam tout en laissant vivre l’animal.
Balaam reconnut avoir péché, puisqu’il ignorait que l’ange se tenait devant lui sur la route. Il proposa de retourner chez lui si son voyage déplaisait au SEIGNEUR.
L’ange lui permit de poursuivre avec les hommes, mais lui ordonna de ne dire que la parole que Dieu lui communiquerait. Balaam repartit donc avec les princes de Balaq.
Lorsque Balaq apprit que Balaam arrivait, il sortit à sa rencontre jusqu’à une ville de Moab située près de la frontière de l’Arnon.
Balaq lui reprocha de ne pas être venu dès son premier appel et lui demanda s’il doutait de sa capacité à l’honorer.
Balaam répondit qu’il était maintenant venu, mais qu’il ne pouvait pas dire ce qu’il voulait : il ne prononcerait que la parole que Dieu mettrait dans sa bouche.
Balaam partit avec Balaq, et ils arrivèrent à Qiryath-Houtsoth.
Balaq sacrifia du gros et du petit bétail et en envoya à Balaam ainsi qu’aux princes qui l’accompagnaient.
Le lendemain matin, Balaq conduisit Balaam sur les hauteurs de Baal, d’où il pouvait apercevoir une partie du peuple.