Michée
IntroductionMichée 2
Analyse du texte source · restitution Philologique
Yesh le’el yadam : « il est au pouvoir de leur main ».
Naḥalah : héritage foncier familial, catégorie sociale et théologique importante.
Le même verbe ḥashav relie 2,1 et 2,3. Romah : hauteur / attitude hautaine.
Le texte de la dernière ligne est difficile. Shovev peut désigner celui qui se détourne / revient ; le sens général est transfert de terres à autrui.
Le cordeau sert à mesurer les parcelles ; le sort à les attribuer.
Nataf est métaphore de parole inspirée : faire dégoutter, prophétiser. La syntaxe est volontairement heurtée.
Qatsar ruaḥ : être court de souffle / impatient / limité. Le contexte oppose accusation contre Dieu et droiture humaine.
La construction de mimmul salmah est obscure. L’image centrale est celle du dépouillement de voyageurs pacifiques.
Hadari : « ma splendeur / dignité », peut renvoyer à l’héritage et à la condition accordée par Dieu.
Menuḥah : repos / lieu d’établissement. Ḥevel nimrats : destruction / douleur intense, expression difficile.
Même jeu sur nataf que 2,6. Ruaḥ peut ici avoir valeur de souffle vide / vent.
Botsra peut être toponyme ou jeu sur batsir, enclos fortifié. L’image pastorale domine.
Porets : celui qui brise / ouvre une brèche. L’identité précise du roi est laissée ouverte par le texte.