Michée
IntroductionMichée 1
Analyse du texte source · restitution Philologique
Morashti : originaire de Morésheth. Ḥazah : voir en vision, d’où l’intitulé prophétique.
Le vocabulaire est juridique : ‘ed, témoin. « Terre et sa plénitude » désigne le monde habité.
Bamot : hauteurs topographiques et parfois cultuelles ; ici l’image théophanique domine.
Yitbaqqa‘u : se fendre / éclater. Morad : pente, descente.
Le MT a « qui » plutôt que « quoi », personnifiant peut-être la faute dans la capitale elle-même.
‘I hassadeh : tas de ruines en plein champ. Higgarti : verser / précipiter.
’Etnan : salaire de prostituée, employé métaphoriquement pour le revenu cultuel idolâtre.
Tannim : chacals / créatures du désert ; benot ya‘anah : probablement autruches.
’Anushah : incurable / désespérée. Le sujet féminin peut être la plaie ou la catastrophe.
Gath / taggidu produit un écho perdu en français. Beth-Léaphra contient ‘afar, « poussière », repris par l’impératif.
Shaphir évoque « beau » ; Tsaanân joue probablement avec yatsa’, sortir ; Haetsel avec ’etsel, près de.
Maroth rappelle mar, « amer ». Ḥalah leṭov : souffrir / attendre douloureusement le bien.
Lakish / rekesh est une paronomase. Reshit ḥaṭṭat : « commencement du péché ».
Shilluḥim : dons de départ / dot / présents d’adieu. Akhzib / ’akhzav : tromperie.
Mareshah / yoresh : jeu sur « possession / possesseur ». Le sens précis de « gloire d’Israël » est discuté : noblesse, élite ou grandeur.
Nesher peut désigner aigle ou vautour ; l’image vise ici la tête dénudée.