Judith 13

Analyse du texte source · restitution Philologique

Et lorsque le soir fut venu, ses serviteurs se hâtèrent de se retirer ; Bagoas ferma la tente de l’extérieur et écarta les assistants de la présence de son maître ; puis ils allèrent à leurs couches, car tous étaient fatigués, la boisson ayant duré longtemps.

Et Judith fut laissée seule dans la tente, tandis qu’Holopherne était affaissé sur son lit, car il était submergé par le vin.

La répétition du comportement rend l’évasion vraisemblable aux yeux des gardes.

Le mérisme « du petit au grand » signifie l’exclusion totale de tout personnel.

Le début non numéroté dans la mise en page de la source appartient syntaxiquement à la prière qui culmine au v. 5 ; il est réintégré ici pour restituer le grec complet.

akinakēs désigne une épée courte ou un poignard de type perse.

krataiōson me signifie « rends-moi forte, affermis-moi » ; la force physique demandée est immédiatement employée.

Et elle frappa son cou deux fois de toute sa force et lui enleva la tête.

Le kônôpion est le voile/moustiquaire du lit, déjà décrit comme somptueux en 10,21.

Le pronom féminin initial renvoie à la tête, confiée à la servante et dissimulée dans le sac alimentaire.

La répétition « ouvrez, ouvrez » traduit l’urgence et la joie de l’arrivée.

Le récit insiste sur la reconnaissance auditive avant même l’ouverture de la porte.

L’éclairage du feu prépare matériellement la présentation du trophée.

La répétition de l’impératif de louange déplace le centre de l’événement de Judith vers Dieu.

« Main de femme » accomplit directement la prière de 9,10 et devient formule théologique de renversement.

Et vive le Seigneur, qui m’a gardée sur le chemin où je suis allée : mon visage l’a trompé pour sa perte, et il n’a commis avec moi aucun péché qui m’aurait souillée et couverte de honte. »

Et tout le peuple fut saisi d’un grand étonnement ; ils s’inclinèrent, se prosternèrent devant Dieu et dirent d’un seul accord : « Béni sois-tu, notre Dieu, toi qui as réduit à rien aujourd’hui les ennemis de ton peuple. »

La formule « bénie au-dessus de toutes les femmes » est l’un des passages les plus célèbres de Judith et possède une forte postérité liturgique.

Le thème mémoriel rejoint l’annonce de Judith en 8,32 : son acte est destiné aux générations futures.

La formule « ne pas épargner son âme » signifie exposer sa vie ; le double Amen clôt solennellement la bénédiction.

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