Jubilés
IntroductionJubilés 37
Compréhension immédiate · restitution Clarté
Le jour de la mort d'Isaac, les fils d'Ésaü apprirent qu'Isaac avait donné à Jacob la part du premier-né et ils en furent très irrités.
Ils reprochèrent à leur père d'avoir été écarté alors qu'il était l'aîné.
Ésaü leur expliqua qu'il avait vendu son droit d'aînesse à Jacob pour un plat et que Jacob avait ensuite reçu la bénédiction paternelle.
Il rappela aussi qu'Isaac les avait fait jurer de ne pas rechercher le mal l'un de l'autre et de vivre en paix.
Les fils d'Ésaü refusèrent : ils prétendirent être plus forts que Jacob et menacèrent même leur père s'il ne marchait pas avec eux pour tuer Jacob et ses fils.
Ils proposèrent de recruter des guerriers choisis en Aram, en Philistie, en Moab et en Ammon afin d'attaquer Jacob avant qu'il ne devienne encore plus puissant.
Ésaü tenta de les arrêter : « N'y allez pas et ne lui faites pas la guerre, de peur que vous ne tombiez devant lui. »
Ses fils lui reprochèrent d'avoir toujours accepté le joug de Jacob et refusèrent de l'écouter.
Ils envoyèrent des messagers en Aram auprès d'Adoram, ami de leur père, et engagèrent mille guerriers choisis.
Mille hommes choisis vinrent de Moab et d'Ammon, mille guerriers de Philistie, mille combattants d'Édom et des Horites, ainsi que de puissants guerriers des Kittim.
Les fils d'Ésaü dirent à leur père : « Sors et marche à notre tête; sinon, nous te tuerons. »
Ésaü fut rempli de colère en voyant ses fils le contraindre à marcher devant eux contre Jacob son frère.
Ésaü se rappela alors tout le mal qu'il gardait caché dans son cœur contre Jacob et oublia le serment fait à son père et à sa mère.
Jacob ignorait qu'ils venaient le combattre. Il pleurait encore Léa lorsqu'ils approchèrent de la tour avec quatre mille guerriers choisis.
Des habitants d'Hébron avertirent Jacob que son frère venait avec quatre mille hommes armés; ils le firent parce qu'ils préféraient Jacob, jugé plus généreux et bienveillant qu'Ésaü.
Jacob ne crut pas la nouvelle jusqu'à ce que l'armée arrive près de la tour.
Jacob ferma les portes, monta sur le rempart et reprocha à Ésaü de venir l'attaquer pendant son deuil et d'avoir violé les serments prêtés à Isaac et Rébecca.
Ésaü répondit qu'aucun serment n'est vraiment inviolable pour toujours et que les êtres vivants cherchent chaque jour à nuire à leurs ennemis.
Ésaü déclara : « Tu me haïras, moi et mes fils, pour toujours; il n'y aura plus entre nous de lien fraternel. »
Ésaü dit que la paix serait aussi impossible que de voir un porc changer de peau, devenir doux comme la laine et porter des cornes; selon lui, Jacob n'avait jamais été pour lui un frère.
Ésaü ajouta que son cœur ne serait en paix avec Jacob que si les loups faisaient la paix avec les agneaux sans les dévorer.
Il poursuivit : la paix ne viendrait que si le lion devenait l'ami du taureau, acceptait le même joug et labourait avec lui.
Ésaü conclut que la paix serait aussi improbable qu'un corbeau devenant blanc, puis maudit Jacob et ses enfants en souhaitant leur déracinement.
Jacob comprit qu'Ésaü était résolu à le tuer et qu'il s'élançait avec une détermination aveugle, comparée à celle d'un sanglier sur une lance.
Jacob ordonna alors à ses fils et à ses serviteurs d'attaquer Ésaü et tous ceux qui l'accompagnaient.