Jubilés
IntroductionJubilés 13
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Abram partit de Harrân avec Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère Harân, en direction de Canaan. Il passa par Assour, gagna Sichem et s’établit près du grand chêne.
Il constata que tout le pays, depuis l’entrée de Hamath jusqu’au grand chêne, était très bon.
Le Seigneur lui déclara : « Je donnerai cette terre à toi et à ta descendance. »
Abram y construisit un autel et présenta une offrande au Seigneur qui s’était manifesté à lui.
Il partit ensuite vers la montagne, entre Béthel à l’ouest et Aï à l’est, où il planta sa tente.
Il découvrit un pays vaste et fertile, couvert de vignes, de figuiers, de grenadiers et de nombreux arbres, tandis que l’eau abondait dans les montagnes.
Il bénit le Seigneur pour l’avoir fait quitter Ur des Chaldéens et l’avoir amené jusqu’à cette terre.
Au premier jour du premier mois de la première année de la septième semaine, Abram construisit un autel sur la montagne et invoqua le Seigneur : « Toi, Dieu éternel, tu es mon Dieu. »
Il présenta sur l’autel une offrande au Seigneur et pria pour que Dieu reste avec lui tout au long de sa vie.
Il descendit ensuite vers le sud, atteignit Hébron, récemment bâtie, et y resta deux ans. De là il continua vers le Néguev jusqu’à Baalot, au moment où une famine touchait le pays.
La troisième année de la semaine, Abram partit en Égypte. Il y vécut cinq ans avant l’épisode où sa femme lui fut prise.
La ville égyptienne de Tanis avait été fondée sept ans après Hébron.
Quand le pharaon s’empara de Saraï, l’épouse d’Abram, le Seigneur frappa durement le pharaon et toute sa maison à cause d’elle.
Abram devint extrêmement riche en troupeaux, bêtes de somme, serviteurs, servantes, argent et or. Lot, son neveu, possédait lui aussi de grands biens.
Le pharaon restitua Saraï à Abram et le fit quitter l’Égypte. Abram revint alors au lieu de son ancien campement, entre Aï et Béthel, près de l’autel, et bénit Dieu pour son retour en paix.
Au quarante et unième jubilé, la troisième année de la première semaine, Abram revint au même lieu. Il y présenta une offrande et invoqua le Seigneur comme son Dieu Très-Haut pour toujours.
La quatrième année de la semaine, Lot quitta Abram pour s’installer à Sodome, dont les habitants sont décrits comme profondément pécheurs.
Abram souffrit profondément de la séparation de son neveu Lot, d’autant qu’il n’avait encore aucun enfant.
La même année, après le départ de Lot et au moment de sa captivité, Dieu invita Abram à regarder dans toutes les directions depuis le lieu où il se trouvait.
« Toute cette terre que tu vois, je la donnerai pour toujours à toi et à ta descendance. Je multiplierai ta descendance comme le sable, au-delà de tout dénombrement. »
« Parcours maintenant tout le pays, dans sa longueur et sa largeur, car je le donnerai à ta descendance. » Abram partit ensuite vivre à Hébron.
Cette année-là, quatre rois menèrent campagne : Kedorlaomer d’Élam, Amraphel de Shinéar, Arioch de Sellasar et Tergal des nations. Le roi de Gomorrhe fut tué, celui de Sodome prit la fuite et de nombreux hommes tombèrent dans la vallée de Siddim, près de la mer Salée.
Les vainqueurs pillèrent Sodome, Adma et Tseboïm, emmenèrent Lot avec tout ce qu’il possédait et poursuivirent jusqu’à Dan.
Un survivant réussit à rejoindre Abram pour lui apprendre que son neveu Lot avait été capturé.
Abram mobilisa les serviteurs de sa maison, poursuivit Kedorlaomer, le vainquit puis revint. Il donna à Melkisédek le dixième de tout; le récit présente cette dîme comme une ordonnance durable pour sa descendance et pour le service sacerdotal.
Cette ordonnance est présentée comme permanente : chaque génération doit consacrer au Seigneur la dîme des récoltes, du vin, de l’huile et des troupeaux.
Cette dîme revient aux prêtres, qui doivent en manger et en boire dans la joie devant le Seigneur.
Le roi de Sodome vint saluer Abram avec déférence : il lui demanda de rendre les captifs libérés, tout en lui laissant les biens récupérés.
Abram jura devant le Dieu Très-Haut qu’il ne garderait aucun bien du roi de Sodome, pour que celui-ci ne puisse prétendre l’avoir enrichi. Seuls la nourriture consommée et les droits d’Aner, Eshkol et Mamré seraient prélevés.