Josué
IntroductionJosué 7
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Israël commit une infidélité concernant ce qui avait été voué au ḥerem : Akan, de la tribu de Juda, prit pour lui une partie de ce qui était interdit, et la colère du SEIGNEUR s’enflamma contre le peuple.
Josué envoya depuis Jéricho des hommes explorer Aï, près de Beth-Aven, à l’est de Béthel.
Ils revinrent en estimant que deux ou trois mille hommes suffiraient, puisque la ville leur semblait peu peuplée.
Environ trois mille hommes montèrent donc contre Aï, mais ils prirent la fuite devant ses habitants.
Les hommes d’Aï tuèrent environ trente-six Israélites et poursuivirent les autres ; le courage du peuple fondit complètement.
Josué déchira ses vêtements, se prosterna devant l’arche du SEIGNEUR avec les anciens et répandit de la poussière sur sa tête.
Il demanda au Seigneur pourquoi il avait fait traverser le Jourdain au peuple si celui-ci devait maintenant périr devant les Amorites.
Il se demanda ce qu’il pourrait encore dire après la fuite d’Israël devant ses ennemis.
Il craignait que les habitants du pays n’encerclent Israël et ne fassent disparaître son nom ; il invoqua alors la réputation du grand nom du SEIGNEUR.
Le SEIGNEUR lui ordonna de se relever au lieu de rester prosterné.
Il révéla qu’Israël avait péché : quelqu’un avait transgressé l’alliance, pris du ḥerem, volé, menti et caché l’objet parmi ses biens.
C’est pourquoi Israël ne pouvait plus tenir devant ses ennemis et devenait lui-même exposé au ḥerem tant que l’objet interdit ne serait pas retiré du milieu du camp.
Le peuple devait donc se consacrer en vue du lendemain, car ce qui était voué à la destruction se trouvait encore au milieu d’Israël.
Les tribus, clans, familles puis individus seraient successivement présentés jusqu’à ce que le SEIGNEUR désigne le coupable.
Celui qui serait trouvé avec le ḥerem serait condamné au feu avec ce qui lui appartenait, parce qu’il avait transgressé l’alliance et commis un acte infamant en Israël.
Josué fit donc approcher les tribus, et Juda fut désignée.
Puis le clan des Zérahites fut désigné, ensuite Zabdi.
Enfin Akan, fils de Karmi, descendant de Zabdi et de Zérah, fut désigné.
Josué lui demanda de rendre gloire au Dieu d’Israël en disant ouvertement ce qu’il avait fait.
Akan reconnut avoir péché contre le SEIGNEUR.
Il expliqua avoir convoité et pris dans le butin un beau manteau de Shinéar, deux cents sicles d’argent et un lingot d’or de cinquante sicles, puis les avoir cachés sous sa tente.
Des messagers coururent à sa tente et y trouvèrent effectivement les objets.
Ils les apportèrent devant Josué, le peuple et le SEIGNEUR.
Akan, les objets pris, sa famille, ses animaux, sa tente et tout ce qui lui appartenait furent conduits dans la vallée d’Akhor.
Josué lui reprocha d’avoir attiré le malheur sur Israël. Dans cette législation narrative ancienne, Akan fut lapidé, puis le texte passe au pluriel pour décrire la destruction de ce qui lui appartenait.
Un grand tas de pierres fut dressé sur lui. La colère du SEIGNEUR s’apaisa, et le lieu reçut le nom de vallée d’Akhor, lié au verbe « troubler ».