Josué
IntroductionJosué 10
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Adoni-Tsédeq, roi de Jérusalem, apprit que Josué avait pris Aï, l’avait vouée au ḥerem comme Jéricho, et que Gabaon avait conclu la paix avec Israël.
La nouvelle provoqua une grande peur, car Gabaon était une ville importante et ses hommes étaient réputés vaillants.
Le roi de Jérusalem envoya alors des messagers aux rois d’Hébron, de Yarmouth, de Lakish et d’Églôn.
Il leur demanda de venir l’aider à frapper Gabaon parce qu’elle avait fait la paix avec Josué.
Les cinq rois amorites rassemblèrent donc leurs armées, campèrent devant Gabaon et l’attaquèrent.
Les Gabaonites envoyèrent demander à Josué, à Guilgal, de ne pas les abandonner mais de venir rapidement les sauver.
Josué monta donc de Guilgal avec toute son armée et ses meilleurs guerriers.
Le SEIGNEUR lui dit de ne pas craindre ces rois, car aucun d’eux ne pourrait tenir devant lui.
Josué les surprit après avoir marché toute la nuit depuis Guilgal.
Le SEIGNEUR les jeta dans la confusion devant Israël, qui leur infligea une grande défaite et les poursuivit jusqu’à Azéqa et Maqqéda.
Pendant leur fuite, de grosses pierres tombèrent du ciel ; le récit affirme que davantage d’ennemis moururent sous cette grêle que sous l’épée d’Israël.
Ce jour-là, Josué s’adressa au SEIGNEUR devant Israël et dit : Soleil, reste immobile sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d’Ayyalôn.
Le récit dit alors que le soleil resta immobile et que la lune se tint en place jusqu’à la victoire d’Israël. Il cite à ce propos le Livre du Juste et décrit le phénomène dans le langage de l’observation, sans en expliquer le mécanisme physique.
Le texte affirme qu’il n’y eut ni avant ni après de jour semblable, où le SEIGNEUR ait ainsi écouté la voix d’un homme, car il combattait pour Israël.
Puis Josué et Israël retournèrent au camp de Guilgal ; la place exacte de ce verset dans la séquence est un point textuel à documenter ailleurs.
Les cinq rois s’étaient enfuis et cachés dans la grotte de Maqqéda.
On informa Josué qu’ils y avaient été découverts.
Il ordonna de rouler de grosses pierres devant l’entrée et de placer des gardes.
Le reste de l’armée devait poursuivre les ennemis et attaquer leur arrière-garde sans leur permettre de regagner leurs villes.
Après la grande défaite, quelques survivants réussirent toutefois à entrer dans des villes fortifiées.
Tout le peuple revint ensuite sain et sauf auprès de Josué, et personne n’osa proférer de menace contre Israël.
Josué ordonna alors d’ouvrir la grotte et de faire sortir les cinq rois.
On lui amena les rois de Jérusalem, Hébron, Yarmouth, Lakish et Églôn.
Josué fit approcher les chefs de guerre d’Israël et leur ordonna de poser leurs pieds sur le cou des cinq rois, geste public de victoire sur les adversaires.
Il leur dit de ne pas craindre, mais d’être forts et courageux, car le SEIGNEUR traiterait de même les ennemis qu’ils combattraient.
Josué fit ensuite mettre à mort les cinq rois et suspendre leurs corps à des arbres jusqu’au soir.
Au coucher du soleil, leurs corps furent descendus, jetés dans la grotte où ils s’étaient cachés, puis l’entrée fut fermée par de grosses pierres.
Ce même jour, Josué prit Maqqéda, frappa la ville et son roi, et la voua au ḥerem sans laisser de survivant.
Il passa ensuite de Maqqéda à Libna avec tout Israël.
Le SEIGNEUR livra également Libna et son roi ; le récit décrit la même destruction totale que pour Jéricho.
Josué marcha ensuite contre Lakish et l’assiégea.
Le SEIGNEUR livra Lakish entre les mains d’Israël ; la ville fut prise le deuxième jour et frappée comme Libna.
Horam, roi de Guézer, vint au secours de Lakish, mais Josué le battit avec son peuple sans laisser de survivant.
Josué passa ensuite de Lakish à Églôn et lui fit la guerre.
Églôn fut prise ce même jour et vouée à la destruction selon le même schéma narratif.
Josué monta ensuite d’Églôn à Hébron avec tout Israël.
Hébron, son roi, ses villes et leurs habitants furent frappés et voués au ḥerem, sans survivant selon le récit.
Josué se tourna ensuite vers Debir.
Debir, son roi et ses villes furent également pris et frappés, le récit répétant la même formule de destruction totale.
Josué frappa ainsi la montagne, le Néguev, la Shéféla et les pentes, avec leurs rois ; le texte résume cette campagne comme un ḥerem général des êtres vivants, conformément à l’ordre attribué au SEIGNEUR.
La campagne s’étendit de Qadesh-Barnéa jusqu’à Gaza et du pays de Goshèn jusqu’à Gabaon.
Josué prit ces rois et leurs territoires dans une seule campagne, car le récit affirme que le SEIGNEUR, Dieu d’Israël, combattait pour Israël.
Puis Josué et tout Israël retournèrent au camp de Guilgal.