Josué
IntroductionJosué 9
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Lorsque les rois de l’ouest du Jourdain apprirent ce qui s’était passé, depuis les montagnes jusqu’au littoral méditerranéen,
ils décidèrent de s’unir pour combattre Josué et Israël d’un commun accord.
Mais les habitants de Gabaon, ayant appris ce que Josué avait fait à Jéricho et à Aï,
choisirent la ruse : ils se présentèrent comme des voyageurs venus de très loin, avec de vieux sacs, de vieilles outres fendues et réparées,
de vieilles sandales rapiécées, des vêtements usés et du pain sec et émietté.
Ils arrivèrent au camp de Guilgal et demandèrent à Josué et aux Israélites de conclure une alliance avec eux, en prétendant venir d’un pays lointain.
Les Israélites leur demandèrent s’ils n’habitaient pas en réalité au milieu d’eux, car une telle proximité rendait l’alliance problématique.
Les Gabaonites répondirent simplement qu’ils se mettaient au service de Josué, qui leur demanda qui ils étaient et d’où ils venaient.
Ils affirmèrent venir de très loin à cause de la renommée du SEIGNEUR, dont ils avaient entendu les actes accomplis en Égypte
et contre Sihôn et Og, les deux rois amorites à l’est du Jourdain.
Ils racontèrent que leurs anciens les avaient envoyés avec des provisions pour demander une alliance et offrir leurs services.
Ils présentèrent leur pain sec comme preuve d’un très long voyage, prétendant qu’il était encore chaud à leur départ.
Ils montrèrent aussi leurs outres fendues, leurs vêtements et leurs sandales usés.
Les Israélites examinèrent leurs provisions, mais le texte souligne qu’ils ne consultèrent pas le SEIGNEUR.
Josué conclut alors la paix avec eux et une alliance qui garantissait leur vie ; les chefs de la communauté confirmèrent cet engagement par serment.
Trois jours plus tard, les Israélites découvrirent que ces gens étaient en réalité leurs voisins.
Ils atteignirent leurs villes : Gabaon, Kefira, Beéroth et Qiryath-Yearim.
Ils ne les frappèrent pas, parce que les chefs avaient juré par le SEIGNEUR de les épargner ; la communauté protesta alors contre ses responsables.
Les chefs répondirent qu’ils ne pouvaient violer le serment prêté au nom du SEIGNEUR.
Ils décidèrent donc de laisser les Gabaonites en vie afin de ne pas attirer sur Israël une colère liée à la violation du serment.
Les Gabaonites furent maintenus en vie mais assignés au service de la communauté comme coupeurs de bois et puiseurs d’eau.
Josué leur demanda pourquoi ils avaient trompé Israël en prétendant habiter très loin.
Il leur annonça qu’ils resteraient désormais dans une condition servile, attachés notamment au service de la maison de Dieu.
Ils expliquèrent avoir agi par peur, parce qu’ils savaient que le SEIGNEUR avait promis le pays à Israël et ordonné la destruction de ses habitants.
Ils se remirent donc entre les mains de Josué, acceptant ce qu’il jugerait bon et juste.
Josué les protégea ainsi contre les Israélites et empêcha leur mise à mort.
Il les établit comme coupeurs de bois et puiseurs d’eau pour la communauté et pour l’autel du SEIGNEUR, fonction que le récit dit encore en vigueur à son époque.