Job
IntroductionJob 34
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Élihou reprit :
« Vous qui êtes sages, écoutez mes paroles ; ⏎ vous qui avez de l’intelligence, prêtez-moi l’oreille.
Car l’oreille sait éprouver les paroles ⏎ comme le palais distingue les saveurs.
Cherchons ensemble ce qui est juste ; ⏎ essayons de reconnaître ce qui est bon.
Car Job a dit : “Je suis juste, ⏎ mais Dieu m’a refusé mon droit.”
Il a dit encore : “Mentirais-je sur la justice de ma cause ? ⏎ Ma blessure reste incurable alors que je suis sans transgression.”
Quel homme, demande Élihou, ressemble à Job, ⏎ qui boit la moquerie comme de l’eau,
qui marche, selon lui, avec ceux qui pratiquent le mal ⏎ et se range avec les méchants ?
Car Job aurait dit : “L’homme ne gagne rien ⏎ à chercher son plaisir auprès de Dieu.”
Écoutez-moi donc, hommes capables de comprendre : ⏎ loin de Dieu la méchanceté, ⏎ loin de Shaddaï l’injustice !
Il rend à chacun selon ses œuvres ⏎ et fait retomber sur chaque homme ce qui correspond à sa conduite.
Non, affirme Élihou : Dieu n’agit pas avec méchanceté, ⏎ et Shaddaï ne tord pas le droit.
Qui lui aurait confié la terre ? ⏎ Qui l’aurait nommé responsable du monde entier ?
S’il retirait à lui son souffle ⏎ et recueillait son esprit et son haleine,
toute chair mourrait en même temps ⏎ et l’être humain retournerait à la poussière.
Si tu as de l’intelligence, écoute encore ceci ; ⏎ prête attention à mes paroles.
Celui qui détesterait le droit pourrait-il vraiment gouverner ? ⏎ Vas-tu condamner celui qu’Élihou appelle le Juste et le Puissant ?
C’est lui qui peut dire à un roi : “Vaurien !” ⏎ et aux nobles : “Méchant !”
Il ne favorise pas les princes ⏎ et ne préfère pas le riche au pauvre, ⏎ car tous sont l’œuvre de ses mains.
En un instant, ils peuvent mourir ; ⏎ au milieu de la nuit, un peuple peut être secoué et disparaître, ⏎ et le puissant être écarté sans intervention humaine.
Car les yeux de Dieu sont sur les chemins de chacun, ⏎ et il voit tous ses pas.
Il n’existe ni ténèbres ni ombre de mort ⏎ où ceux qui font le mal puissent se cacher.
Dieu n’a pas besoin d’imposer à l’homme un nouveau délai ⏎ avant de le faire comparaître devant lui en jugement.
Il peut briser des puissants sans longue enquête ⏎ et établir d’autres hommes à leur place.
Il connaît leurs œuvres ; ⏎ il peut les renverser pendant la nuit et les écraser.
Il les frappe publiquement comme des méchants, ⏎ là où tous peuvent voir,
parce qu’ils se sont détournés de lui ⏎ et n’ont voulu prêter attention à aucune de ses voies,
au point que le cri du pauvre monte jusqu’à lui, ⏎ et qu’il entend l’appel des humiliés.
Quand Dieu donne le repos, qui peut condamner ? ⏎ Quand il cache sa face, qui peut le voir ? ⏎ Élihou applique ce principe à une nation aussi bien qu’à un individu,
afin qu’un impie ne règne pas ⏎ et ne tende pas de pièges au peuple.
Quelqu’un devrait plutôt pouvoir dire à Dieu : ⏎ “J’ai porté ma peine ; je ne recommencerai pas.
Enseigne-moi ce que je ne vois pas ; ⏎ si j’ai commis l’injustice, je ne la recommencerai plus.”
Dieu devrait-il rétribuer selon tes propres conditions simplement parce que tu refuses son jugement ? ⏎ À toi de répondre, dit Élihou, non à moi : ⏎ dis donc ce que tu sais.
Les hommes intelligents qui m’écoutent me diront :
“Job parle sans connaissance, ⏎ et ses paroles manquent d’intelligence.”
Je voudrais que Job soit éprouvé jusqu’au bout, ⏎ parce que ses réponses ressemblent, selon moi, à celles des hommes injustes.
Car, affirme Élihou, il ajoute la rébellion à son péché ; ⏎ il bat des mains devant nous ⏎ et multiplie ses paroles contre Dieu. »