Jérémie
IntroductionJérémie 50
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Voici la parole prononcée par le SEIGNEUR, par l’intermédiaire de Jérémie, contre Babylone et le pays des Chaldéens.
La nouvelle doit être proclamée sans être cachée : Babylone est prise, et Bel comme Merodak, avec leurs idoles, sont couverts de honte.
Une nation venue du nord transformera le pays en désolation et fera fuir hommes et animaux.
Dans ce même temps, Israël et Juda reviendront ensemble, en pleurant, pour rechercher le SEIGNEUR.
Ils demanderont la route de Sion et voudront s’attacher à Dieu par une alliance durable qu’ils ne veulent plus oublier.
Le peuple avait été comme des brebis perdues que leurs propres bergers faisaient errer de montagne en montagne.
Les ennemis les dévoraient en prétendant ne commettre aucune faute puisque le peuple avait péché contre le SEIGNEUR.
Maintenant l’appel est de sortir de Babylone et d’ouvrir la marche du troupeau.
Une coalition de grandes nations du nord se dressera contre Babylone et la prendra.
La Chaldée deviendra elle-même un butin livré aux pillards.
Ceux qui avaient pillé l’héritage de Dieu peuvent encore exulter, mais leur joie est sur le point d’être renversée.
La puissance qui les a engendrés sera humiliée et réduite à un désert.
Babylone deviendra une désolation devant laquelle les voyageurs seront stupéfaits.
Les archers sont appelés à l’encercler parce qu’elle est elle-même entrée en faute contre le SEIGNEUR.
Ses défenses tomberont ; le texte formule le jugement selon une logique de rétribution : comme elle a fait, il lui sera fait.
Agriculture et vie ordinaire cesseront, tandis que les étrangers présents fuiront vers leurs peuples d’origine.
Israël avait été dispersé comme une brebis poursuivie par deux lions successifs : l’Assyrie puis Babylone.
Babylone sera maintenant jugée comme l’Assyrie l’avait été.
Israël sera ramené vers ses pâturages et retrouvera abondance au Carmel, en Bashân, Éphraïm et Galaad.
Alors on cherchera la faute d’Israël et le péché de Juda sans les trouver, parce que Dieu aura pardonné au reste préservé.
L’oracle appelle ensuite à frapper Merataïm et Peqod, noms associés au territoire babylonien.
Le pays se remplit du bruit de la guerre et d’un grand fracas.
Babylone, autrefois « marteau de toute la terre », est elle-même brisée et devient objet de stupeur.
Elle a été prise dans un piège qu’elle ne voyait pas, parce qu’elle s’est dressée contre le SEIGNEUR.
L’image devient celle d’un arsenal divin ouvert pour accomplir le jugement contre la Chaldée.
Les armées sont appelées à ouvrir ses greniers et à réduire ses réserves à des tas voués à la destruction.
Les jeunes taureaux, image des forces de Babylone, sont conduits à l’abattoir au temps de leur jugement.
Des rescapés de Babylone reviendront à Sion annoncer que le jugement a aussi répondu à la destruction du Temple.
Babylone sera encerclée et recevra selon ses propres œuvres, parce que son arrogance s’est élevée contre le Saint d’Israël.
Ses jeunes hommes et ses guerriers tomberont dans ses places.
Babylone est personnifiée comme « Insolence » : le Seigneur annonce venir directement contre elle.
Cette Insolence trébuchera sans personne pour la relever, et ses villes seront livrées au feu.
Israël et Juda sont opprimés par des ravisseurs qui refusent de relâcher leurs captifs.
Mais leur rédempteur est puissant : le SEIGNEUR des armées défendra leur cause.
L’épée est annoncée contre habitants, chefs et sages de Babylone.
Elle atteint aussi ses fanfarons et ses guerriers, qui perdent toute assurance.
Chevaux, chars, troupes mêlées et trésors sont tous visés ; l’expression antique comparant la perte de courage à la féminisation appartient à la rhétorique de guerre du texte.
Même les eaux de Babylone sont frappées de sécheresse, tandis que le pays est dénoncé pour son idolâtrie.
La ville devient domaine d’animaux du désert et cesse d’être peuplée.
Le poème compare cette désolation à celle de Sodome et Gomorrhe.
Une grande coalition armée vient encore du nord et des extrémités de la terre.
Ses soldats sont décrits comme cruels, disciplinés et avançant contre la fille de Babylone avec le grondement de la mer.
Le roi de Babylone perd lui-même courage en apprenant leur arrivée.
Comme un lion surgissant du Jourdain, l’assaillant renverse l’ordre établi ; aucun berger ne peut s’opposer à Dieu.
Le projet contre Babylone atteindra tout le troupeau et bouleversera son pâturage.
Le bruit de la prise de Babylone fera trembler la terre et sera entendu parmi les nations.