Jérémie

Introduction

Jérémie 48

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

L’oracle contre Moab commence par la chute de Nébo, Qiryataïm et de leurs fortifications.

La gloire nationale de Moab disparaît ; même ses villes deviennent lieux où l’on prépare sa suppression.

Depuis Horonaïm monte un cri de dévastation.

Moab est brisé et ses plus jeunes font entendre leur détresse.

Les routes elles-mêmes se remplissent de pleurs et de cris.

L’appel est désormais de fuir pour sauver sa vie.

La confiance placée dans les richesses et les réalisations humaines échoue ; même Kemosh, dieu de Moab, part symboliquement en exil avec ses prêtres.

Aucune ville ni région ne pourra se considérer hors d’atteinte.

Moab voudrait avoir des ailes pour s’enfuir, tant ses villes deviennent inhabitables.

Le verset utilise le langage dur d’une guerre considérée comme mission de jugement et maudit celui qui l’accomplit avec relâchement ; il décrit ce cadre prophétique ancien sans établir une règle générale de violence.

Moab est comparé à un vin resté longtemps sur sa lie, jamais transvasé ni exilé : son caractère n’a pas été bouleversé.

Des jours viennent où cette stabilité sera brisée comme des jarres vidées et fracassées.

Moab aura honte de Kemosh comme Israël avait eu honte de Béthel, lieu de confiance religieuse devenue trompeuse.

La prétention à être un peuple de héros et de guerriers ne résistera pas à l’épreuve.

Moab et ses villes sont dévastés, et l’élite de ses jeunes hommes tombe.

La catastrophe annoncée est désormais toute proche.

Les voisins sont appelés à pleurer la chute du pouvoir autrefois symbolisé par un bâton et un sceptre prestigieux.

Dibôn doit quitter sa position d’honneur et s’asseoir dans la sécheresse parce que ses forteresses tombent.

Aroër est invitée à interroger les fugitifs pour apprendre l’étendue de la catastrophe.

Moab est humilié et brisé ; la nouvelle doit être proclamée jusqu’à l’Arnon.

Le jugement atteint Holôn, Yahats et Méphaath,

puis Dibôn, Nébo et Beth-Diblataïm,

Qiryataïm, Beth-Gamul et Beth-Méôn,

Qeriyoth, Botsra et finalement toutes les villes du pays.

La « corne » et le « bras » de Moab, images de sa puissance, sont brisés.

Parce qu’il s’est élevé contre le SEIGNEUR, Moab est figuré comme un homme ivre tombant dans son propre vomissement et devenu objet de dérision.

Cette dérision lui revient après celle qu’il avait lui-même dirigée contre Israël.

Les habitants doivent quitter leurs villes et chercher refuge dans les rochers comme des colombes au bord d’un gouffre.

Le cœur du problème est aussi nommé : l’orgueil extrême de Moab.

Dieu connaît cet orgueil et déclare que les vantardises moabites ne correspondent à aucune réalité solide.

Pourtant l’oracle lui-même se transforme en lamentation sur Moab.

La vigne de Sibma est pleurée parce que le dévastateur a atteint ses fruits et sa vendange.

La joie agricole disparaît avec les vendanges ; le cri du pressoir cesse d’être un cri de fête.

Les lamentations se propagent de ville en ville, jusque dans les régions d’eau elles-mêmes devenues désolation.

Le culte rendu sur les hauts lieux et aux dieux de Moab prendra fin.

Le cœur du prophète gémit pour Moab comme une flûte de deuil, jusque pour la perte de ses richesses.

Les gestes funéraires couvrent tout le peuple : têtes rasées, barbes coupées, incisions et sacs.

Toits et places publiques ne portent plus que lamentation ; Moab est comparé à un vase rejeté.

Sa chute devient à la fois dérision et effroi pour ses voisins.

L’assaillant est comparé à un aigle déployant ses ailes sur Moab.

Villes et forteresses tombent, et les guerriers perdent courage.

Moab disparaît comme puissance politique parce qu’il s’est élevé contre le SEIGNEUR.

Terreur, fosse et piège deviennent trois images successives de l’impossibilité d’échapper.

Celui qui évite une menace tombe dans une autre, jusqu’à l’année où Moab doit rendre compte.

Même les fugitifs qui atteignent Heshbon découvrent que le danger repart de là comme un feu.

Le peuple associé à Kemosh est décrit comme perdu, avec fils et filles emmenés en captivité.

Mais l’oracle se termine, lui aussi, par une ouverture : dans la suite des jours, Dieu promet de rétablir la destinée de Moab.

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