Jérémie

Introduction

Jérémie 23

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Malheur aux bergers qui détruisent et dispersent les brebis du troupeau de Dieu.

Puisqu’ils n’ont pas pris soin des brebis, le SEIGNEUR s’occupera d’eux en jugement à cause de leurs mauvaises actions.

Dieu rassemblera lui-même le reste dispersé et le ramènera à ses pâturages.

Il établira de nouveaux bergers qui nourriront le troupeau sans produire peur ni disparition.

Des jours viennent où Dieu fera surgir pour David un germe juste, un roi qui régnera avec discernement et pratiquera droit et justice.

Sous son règne, Juda sera sauvé et Israël habitera en sécurité ; son nom proclamé sera « Le SEIGNEUR est notre justice ».

La mémoire de l’Exode ne sera pas effacée, mais une nouvelle délivrance deviendra la formule principale de confession.

On célébrera le Dieu qui a ramené la descendance d’Israël depuis le nord et tous les pays de dispersion.

La section sur les prophètes commence par Jérémie lui-même, bouleversé jusqu’au corps par la parole du SEIGNEUR.

Le pays est rempli d’adultère et d’infidélité, et même la force des responsables sert ce qui n’est pas droit.

Prophètes et prêtres sont accusés d’impiété jusque dans la maison du SEIGNEUR.

Leur chemin deviendra comme une pente glissante dans l’obscurité et ils tomberont au temps du jugement.

Les prophètes de Samarie avaient déjà prophétisé par Baal et égaré Israël.

Mais ceux de Jérusalem font pire : ils mentent, commettent l’adultère et renforcent les malfaiteurs, au point d’être comparés à Sodome et Gomorrhe.

Leur influence a répandu l’impiété dans tout le pays ; le jugement leur est donc directement adressé.

Le peuple ne doit pas écouter des prophètes dont les visions viennent de leur propre cœur plutôt que de la bouche du SEIGNEUR.

Leur faux message caractéristique est de promettre la paix à ceux qui méprisent Dieu et persistent dans l’obstination.

La vraie autorité prophétique suppose de s’être tenu dans le conseil du SEIGNEUR et d’y avoir réellement entendu sa parole.

À la fausse assurance de paix répond l’image d’une tempête divine qui finit par s’abattre sur les méchants.

Ce jugement poursuit un dessein dont le sens sera compris plus clairement avec le recul.

Ces prophètes ont couru sans être envoyés et parlé sans avoir reçu de parole.

S’ils avaient réellement pris part au conseil de Dieu, ils auraient appelé le peuple à revenir de ses mauvaises voies.

Le SEIGNEUR n’est pas seulement un Dieu proche ; il est aussi Dieu de loin.

Aucun lieu caché ne soustrait les faux prophètes à son regard, car il remplit ciel et terre.

Dieu entend ceux qui répètent : « J’ai rêvé ! » et donnent à leurs rêves l’autorité de son nom.

Leur message vient de la tromperie de leur propre cœur.

En faisant circuler leurs rêves, ils contribuent à faire oublier le nom du SEIGNEUR comme le culte de Baal autrefois.

Celui qui n’a qu’un rêve peut raconter son rêve ; celui qui a reçu la parole doit transmettre fidèlement la parole. Paille et grain ne sont pas la même chose.

La vraie parole agit comme un feu et comme un marteau qui brise le roc.

Dieu accuse aussi les prophètes qui reprennent les paroles d’autres hommes comme si elles venaient directement de lui.

Ils utilisent leur propre langue puis ajoutent artificiellement : « Oracle du SEIGNEUR ! »

Leurs rêves mensongers égarent le peuple ; ils n’ont ni mission ni utilité réelle.

Le jeu sur le mot « fardeau » devient lui-même dénoncé : le peuple qui demande quel est le fardeau du SEIGNEUR entend que le vrai fardeau, c’est lui.

Continuer à utiliser cette formule comme slogan prophétique devient objet de jugement.

La bonne question est simplement : « Qu’a répondu le SEIGNEUR ? » ou « Qu’a-t-il dit ? »

En manipulant le terme « fardeau », chacun transforme sa propre parole en faux oracle et déforme la parole du Dieu vivant.

Même face à un prophète, il faut revenir à la réponse effectivement reçue du SEIGNEUR.

Persister dans la formule interdite revient à refuser explicitement la correction.

Ce refus mènera au rejet du peuple et de la ville reçue en héritage.

La section se ferme sur une honte durable qui ne sera pas oubliée.

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