Jérémie

Introduction

Jérémie 22

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Le SEIGNEUR envoie Jérémie directement au palais du roi de Juda pour y porter une parole sur l’exercice du pouvoir.

Le roi, sa cour et le peuple qui entre par les portes doivent tous écouter.

La première responsabilité royale est de pratiquer droit et justice, protéger l’opprimé, l’étranger, l’orphelin et la veuve, et empêcher le sang innocent d’être versé.

Si cette justice est réellement pratiquée, la dynastie davidique peut continuer à siéger dans ce palais.

Mais si elle refuse d’écouter, le palais lui-même deviendra ruine.

Même une maison royale précieuse comme Galaad ou le Liban peut être transformée en désert si elle persiste dans l’injustice.

Des destructeurs viendront abattre et brûler la splendeur de cèdre du palais.

La ruine sera assez visible pour que les nations de passage demandent pourquoi le SEIGNEUR a traité ainsi cette grande ville.

La réponse sera : parce qu’ils ont abandonné l’alliance et servi d’autres dieux.

Dans ce contexte, l’exilé est plus à plaindre encore que le mort, car il ne reverra plus son pays natal.

Shalloum, fils de Josias, a quitté Juda et n’y reviendra jamais.

Il mourra dans le pays de son exil.

Malheur au roi qui construit son palais par l’injustice, en faisant travailler les autres sans salaire.

Le luxe architectural — vastes pièces, cèdre et peinture — devient contraste avec cette injustice.

Régner ne consiste pas à surpasser les autres en cèdre : Josias vivait normalement mais pratiquait droit et justice.

Défendre la cause du pauvre et de l’indigent, voilà ce que le texte appelle connaître réellement le SEIGNEUR.

Joïaqim, au contraire, oriente yeux et cœur vers son profit, le sang innocent, l’oppression et la violence.

Sa mort sera privée des lamentations funéraires habituelles.

Il recevra une sépulture sans honneur, comparée à celle d’un âne jeté hors de Jérusalem.

Jérusalem peut appeler ses alliés depuis toutes les hauteurs : ils sont eux-mêmes brisés.

Dieu avait parlé lorsque Juda vivait encore en sécurité, mais il refusait déjà d’écouter.

Ses bergers seront dispersés et ses alliés emmenés en captivité ; toute stratégie de sécurité s’effondre.

Le palais de cèdre comparé au Liban ne protégera pas de la douleur qui vient.

Même si Konias était comme l’anneau-sceau à la main droite du SEIGNEUR, il en serait arraché.

Il sera livré précisément à Nabuchodonosor et aux Chaldéens qu’il redoute.

Lui et sa mère seront jetés dans un pays étranger où ils mourront.

Ils désireront revenir en Juda, mais ce retour ne leur sera pas accordé.

Konias est comparé à un vase méprisé et rejeté avec sa descendance dans un pays inconnu.

La terre entière est appelée solennellement à écouter la parole du SEIGNEUR.

La sentence n’exclut pas nécessairement toute descendance biologique, mais elle annonce qu’aucun descendant de Konias ne réussira à rétablir son règne sur le trône de David en Juda.

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