Jérémie

Introduction

Jérémie 22

Lecture publique et écoute · restitution Proclamation

Ainsi parle le SEIGNEUR : « Descends au palais du roi de Juda ! Là, proclame cette parole.

Écoute la parole du SEIGNEUR, roi de Juda, toi qui sièges sur le trône de David ! Que tes serviteurs et ton peuple l’entendent aussi.

Pratiquez le droit ! Faites justice ! Arrachez le spolié à l’oppresseur ! N’écrasez ni l’étranger, ni l’orphelin, ni la veuve ; ne répandez pas ici le sang innocent.

Si vous accomplissez vraiment cette parole, les rois de David entreront encore par ces portes, avec chars, chevaux, serviteurs et peuple.

Mais si vous n’écoutez pas : je le jure par moi-même — cette maison deviendra ruine !

Maison du roi de Juda, tu es pour moi comme Galaad, comme le sommet du Liban — pourtant je ferai de toi un désert, des villes sans habitants !

Je convoquerai les destructeurs ! Leurs armes abattront tes meilleurs cèdres et les jetteront au feu.

Les nations passeront et demanderont : « Pourquoi le SEIGNEUR a-t-il fait cela à cette grande ville ? »

Réponse : « Ils ont abandonné l’alliance du SEIGNEUR leur Dieu ; ils se sont prosternés devant d’autres dieux et les ont servis. »

Ne pleurez pas le mort ! Pleurez celui qui part — il ne reviendra plus, il ne reverra plus le pays de sa naissance.

Shalloum, fils de Josias, parti de ce lieu : il n’y reviendra plus !

Là où il a été déporté, là il mourra. Ce pays, il ne le reverra plus.

Malheur à celui qui bâtit sa maison sans justice ! Qui fait travailler son prochain sans salaire !

« Je me bâtirai une grande maison, de vastes étages ! » Fenêtres, cèdre, vermillon — tout pour le prestige.

Est-ce cela, régner : rivaliser en cèdre ? Ton père vivait lui aussi — mais il faisait droit et justice, et alors tout allait bien.

Il rendait justice au pauvre, à l’indigent — et cela allait bien. N’est-ce pas cela, me connaître ?

Tes yeux, ton cœur : seulement le gain ! Le sang innocent ! L’oppression ! La violence !

Pour Joïaqim, pas de lamentation : ni « Hélas, mon frère ! », ni « Hélas, seigneur ! », ni honneur royal.

Sépulture d’un âne : traîné, jeté hors des portes de Jérusalem !

Monte au Liban ! Crie au Bashân ! Crie depuis Abarim : tous tes amants sont brisés !

Je t’ai parlé quand tout allait bien — tu as dit : « Je n’écouterai pas ! » Depuis ta jeunesse, tu refuses ma voix.

Le vent emportera tes bergers ; tes amants iront en captivité. Alors viendront honte et humiliation.

Toi, nichée dans les cèdres du Liban : comme tu gémiras lorsque viendront les douleurs de l’enfantement !

Par ma vie ! Même si Konias était l’anneau-sceau à ma main droite, je l’en arracherais !

Je te livre à ceux que tu redoutes : Nabuchodonosor, roi de Babylone, et les Chaldéens !

Toi et ta mère : jetés dans un pays étranger — et là, vous mourrez.

Ce pays qu’ils désirent revoir de toute leur âme — ils n’y reviendront pas.

Konias : vase méprisé ? Objet dont personne ne veut ? Pourquoi lui et sa descendance sont-ils jetés dans une terre inconnue ?

Terre ! Terre ! Terre ! Écoute la parole du SEIGNEUR !

Inscrivez cet homme comme sans héritier royal ! Aucun de sa descendance ne réussira à s’asseoir sur le trône de David et à régner sur Juda.

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