Jérémie
IntroductionJérémie 18
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Le SEIGNEUR adresse à Jérémie une nouvelle parole à partir du travail d’un potier.
Jérémie doit descendre dans l’atelier du potier ; ce qu’il y verra servira de support à la parole de Dieu.
Il observe le potier occupé à façonner l’argile sur son tour.
Lorsque le premier vase se gâte, le potier reprend la même argile et lui donne une autre forme selon son jugement.
Le SEIGNEUR explique alors le signe.
Israël reste dans sa main comme l’argile dans celle du potier : Dieu peut reprendre et remodeler.
Il peut annoncer à une nation qu’il va l’arracher, l’abattre et la détruire.
Mais si cette nation se détourne du mal, Dieu peut revenir lui-même du malheur annoncé.
Inversement, Dieu peut annoncer qu’il va bâtir et planter une nation.
Si elle fait ensuite le mal et refuse d’écouter, le bien annoncé peut être retiré.
Le signe du potier devient donc un appel immédiat à Juda et Jérusalem : revenez de vos mauvaises voies et changez vos actes.
Mais le peuple répond que c’est inutile et choisit de continuer selon ses propres projets et son cœur obstiné.
Les nations sont convoquées comme témoins d’un refus aussi extraordinaire.
La neige du Liban et les eaux fraîches ne quittent pas normalement leur cours ; Israël, lui, abandonne son Dieu.
Le peuple a oublié le SEIGNEUR et quitté les anciens chemins pour des sentiers de traverse associés au culte de la vanité.
Le résultat sera un pays si dévasté que les passants s’arrêteront dans la stupeur.
Comme un vent d’est, Dieu dispersera le peuple devant l’ennemi et lui montrera le dos au jour du malheur.
Les adversaires de Jérémie pensent pouvoir le faire taire sans perdre ni Torah sacerdotale, ni conseil des sages, ni parole prophétique ; ils décident donc de l’attaquer par leurs paroles.
Jérémie demande au SEIGNEUR d’écouter les accusations portées contre lui.
Il rappelle qu’il avait intercédé en faveur de ceux qui creusent maintenant une fosse pour sa vie.
Sa plainte bascule alors en demande de jugement extrêmement sévère contre leurs familles et leurs combattants.
Puisqu’ils ont préparé fosse et pièges en secret, Jérémie demande qu’un assaut soudain surprenne à son tour leurs maisons.
Il conclut en demandant que Dieu n’efface pas la faute de ceux qui projettent de le tuer et les livre au temps du jugement.