Jérémie
IntroductionJérémie 17
Analyse du texte source · restitution Philologique
`‘et barzel` : stylet de fer ; `tsipporen shamir` : pointe/griffe de matériau très dur, souvent « diamant » ; image d’inscription durable du péché.
`asherim` : poteaux/objets cultuels liés à Ashéra ; la syntaxe du début est comprimée et peut relier mémoire des enfants et lieux cultuels.
Verset syntaxiquement dense ; `harari bassadeh` peut être compris « ma montagne dans la campagne ». `bamotekha` : tes hauts lieux cultuels.
`weshamatta` : tu lâcheras/laisseras tomber, possible résonance avec remise sabbatique ; exil présenté comme perte de l’héritage.
`sam basar zero‘o` : fait de la chair son bras ; `basar` = fragilité humaine, `zeroa‘` = puissance/appui. Le problème est la confiance ultime déplacée.
`‘ar‘ar` : arbuste désertique, identification incertaine ; `ḥarerim` : lieux brûlés/arides.
Jeu `yivtaḥ / mivtaḥo` : se confier / son objet de confiance.
`yuval` : canal/cours d’eau ; image sapientielle proche du Ps 1 mais avec accent particulier sur la sécheresse traversée sans stérilité.
`‘aqov` : tortueux, sinueux, trompeur ; `’anush` : gravement malade/incurable. Le verset décrit l’intériorité dans ce contexte, sans résumer à lui seul toute l’anthropologie biblique.
`ḥoqer lev / boḥen kelayot` : sonder le cœur / éprouver les reins ; couple anthropologique désignant pensée, volonté et motivations profondes.
Le comportement attribué à la perdrix relève du proverbe antique, non d’une description zoologique scientifique ; le point est l’acquisition injuste qui ne demeure pas.
Verset nominal sans verbe explicite : `kisse khavod marom merishon, meqom miqdashenu`.
MT porte une difficulté de personne (`wesuray`, « ceux qui se détournent de moi »). Image « écrits dans la terre/poussière » opposée à la source d’eaux vivantes, reprise de 2,13.
Parallélisme intensif `refa’eni we’erafe / hoshi‘eni we’iwashshe‘ah` : guéris-moi et je serai guéri / sauve-moi et je serai sauvé.
`yavo’ na’` : « qu’elle vienne donc / je t’en prie », ici défi ironique lancé à la prophétie.
Verset difficile : `lo ’atsti mero‘eh ’aḥarekha` probablement « je n’ai pas fui/cessé d’être berger à ta suite » ; `yom ’anush` : jour de malheur incurable/grave.
`meḥittah` : terreur/épouvante ; `maḥasi` : mon refuge, contraste sonore et sémantique.
`mishneh shibbaron shovrem` : « d’une double brisure, brise-les », intensification par répétition de la racine `shbr`.
`sha‘ar bene ha‘am` : « porte des fils du peuple », identification précise incertaine ; le texte souligne son usage royal et public.
Accumulation des destinataires : royauté, Juda, Jérusalem ; proclamation civique aux portes.
`hishameru benafshotekhem` : gardez-vous quant à vos vies/personnes ; `massa’` : charge transportée.
`qiddashtem` : vous sanctifierez/mettez à part ; la réglementation des charges est rattachée au commandement ancestral du sabbat.
`hiqshu ‘orpam` : ils ont rendu dure leur nuque ; idiome d’insoumission volontaire.
Infinitif absolu `shamoa‘ tishme‘un` : « si vraiment vous écoutez » ; l’obéissance sabbatique sert de test visible d’écoute.
La promesse relie trois continuités : dynastie davidique, accès urbain, habitation durable de Jérusalem.
Catalogue régional : Benjamin, `Shefelah` (piémont), montagne, Néguev ; `todah` : action de grâce/offrande de reconnaissance.
Contraste architectural : les portes par lesquelles passent les charges deviennent le lieu où le feu judiciaire est allumé ; `lo tikhbeh`, il ne s’éteindra pas.