Jérémie

Introduction

Jérémie 17

Nuances du texte source · restitution Déployée

Le péché de Juda est écrit avec un stylet de fer et gravé avec une pointe de diamant, sur la tablette de leur cœur comme sur les cornes de leurs autels.

L’idolâtrie est si enracinée qu’elle devient mémoire transmise aux enfants, attachée aux autels et aux `ashéras` dressées sur les hauteurs verdoyantes.

La montagne sacrée et les biens du pays ne protégeront pas Juda : trésors et hauts lieux deviennent butin à cause d’un péché qui a gagné tout le territoire.

Par ta propre faute tu perdras l’héritage que je t’avais donné ; je te ferai servir tes ennemis dans un pays inconnu, car vous avez allumé dans ma colère un feu qui brûlera longtemps.

La malédiction ne vise pas toute relation humaine : elle condamne celui qui transforme la puissance humaine, « la chair », en appui ultime au point de détourner son cœur du SEIGNEUR.

Celui qui s’appuie seulement sur l’humain est comparé à une végétation isolée dans un milieu sans eau : même lorsque le bien arrive ailleurs, son lieu demeure brûlé et stérile.

À la malédiction précédente répond la bénédiction : l’appui déterminant n’est plus la force humaine mais le SEIGNEUR lui-même.

La confiance en Dieu ne supprime ni chaleur ni sécheresse ; elle donne des racines reliées à une source durable, si bien que l’arbre traverse l’année difficile sans perdre sa fécondité.

Le cœur est plus tortueux que toute chose et peut devenir gravement malade ; qui est capable d’en pénétrer entièrement les profondeurs ?

Ce que l’humain ne peut parfaitement connaître de son propre cœur, le SEIGNEUR l’examine : cœur et reins représentent l’ensemble des intentions profondes sur lesquelles porte son jugement.

Le proverbe zoologique illustre une richesse sans justice : comme une couvée qui n’appartient pas réellement à l’oiseau, le gain injuste finit par quitter celui qui croyait le posséder.

Le sanctuaire est confessé comme lieu du trône glorieux de Dieu, élevé depuis l’origine, en contraste avec les sécurités humaines dénoncées plus haut.

SEIGNEUR, espérance d’Israël ! Tous ceux qui t’abandonnent seront couverts de honte ; ceux qui se détournent de moi seront inscrits dans la terre, car ils ont abandonné la source d’eaux vives, le SEIGNEUR.

La guérison et le salut que le prophète demande ne reposent pas sur un autre recours : l’action du SEIGNEUR suffit à rendre réelles guérison et délivrance.

Les adversaires du prophète tournent en dérision le délai de l’accomplissement : ils exigent ironiquement que la parole de jugement se produise immédiatement.

Jérémie se défend contre l’accusation implicite d’aimer le jugement qu’il annonce : il n’a ni fui sa charge prophétique ni désiré la catastrophe, et Dieu connaît ses paroles.

Le prophète demande que celui qui est son refuge ne devienne pas lui-même la source de sa terreur lorsque le jour mauvais arrivera.

La prière inverse le sort redouté par Jérémie : que la honte et la terreur retombent sur ceux qui le persécutent, et que leur brisure corresponde à la violence exercée.

Le message sur le sabbat doit être proclamé publiquement aux points d’entrée de la ville, y compris la porte utilisée par les rois : toutes les classes sont concernées.

L’appel à l’écoute s’adresse ensemble aux rois, au pays de Juda et à la population de Jérusalem : le sabbat n’est pas une règle réservée à une catégorie.

La sanctification du sabbat reçoit une application urbaine concrète : interrompre le transport commercial des charges à travers les portes de Jérusalem.

L’interdiction des charges s’inscrit dans le principe plus large du sabbat : aucun travail ordinaire, mais une mise à part du jour selon le commandement donné aux pères.

Comme ailleurs dans Jérémie, le problème n’est pas l’absence d’un commandement mais le refus volontaire d’entendre : la nuque raide rend la correction impossible.

Mais si vous m’écoutez réellement, si vous ne faites entrer aucune charge dans Jérusalem le jour du sabbat et si vous sanctifiez ce jour en cessant votre travail,

La fidélité au sabbat est reliée à la stabilité du royaume et de la cité : continuité davidique, vie politique et habitation de Jérusalem demeurent possibles.

Le tableau de fidélité est aussi géographique : toutes les régions de Juda convergent vers le sanctuaire avec les différentes formes d’offrande et de reconnaissance.

La conclusion inverse exactement la promesse : si les portes servent au commerce profanateur plutôt qu’à une ville qui sanctifie le sabbat, ces mêmes portes deviendront le point d’entrée d’un feu qui consumera les palais.

Réseau biblique

Parallèles

Outil de lecture

Dictionnaire

Exploration du corpus

Concordance

Un mot isolé est recherché comme mot entier ; plusieurs mots comme expression continue.

Sélectionnez un mot dans le texte ou saisissez un terme.

Langues sources

Lexique

Hébreu : lemmatisation et morphologie OSHB/WLC pour le corpus actuellement publié.

Depuis un verset, « Lexique du verset » affiche directement ses termes sources.

Contexte historique

Histoire & archéologie

Sélectionnez un verset pour afficher son contexte.

Bureau d’exégète

Dossier du passage