Jérémie
IntroductionJérémie 16
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Le SEIGNEUR adresse à Jérémie une parole qui fait de sa propre vie un signe.
Il ne doit ni se marier ni avoir d’enfants dans ce lieu, parce que l’absence de famille annoncera elle-même le malheur à venir.
Le signe concerne toute la génération qui naît encore dans le pays : enfants, mères et pères sont inclus dans l’oracle.
Le jugement signifie mort par maladie, épée ou famine, mais aussi absence de deuil et de sépulture, les corps restant exposés.
Jérémie ne doit pas entrer dans les maisons de deuil, parce que Dieu a retiré au peuple paix, fidélité d’alliance et compassion.
Grands et petits mourront sans les rites funéraires habituels.
Même les gestes ordinaires de consolation autour des endeuillés disparaîtront.
Jérémie ne doit pas davantage entrer dans les maisons de fête.
Sa vie privée de deuil partagé comme de banquet annonce que les voix de joie, de marié et de mariée vont cesser dans le pays.
Le peuple demandera pourquoi un malheur si grand lui est annoncé et quelle faute le justifie.
La réponse commence par l’histoire des pères : ils ont abandonné le SEIGNEUR, suivi d’autres dieux et cessé de garder sa Torah.
Mais la génération présente a encore aggravé cette faute en suivant l’obstination de son propre cœur.
Le choix idolâtre devient ironiquement son propre châtiment : les exilés serviront d’autres dieux dans un pays inconnu, sans la faveur divine.
Pourtant une promesse surgit au milieu du jugement : un nouvel acte de délivrance sera si marquant qu’il reformulera la confession de l’Exode.
On dira désormais que le SEIGNEUR a fait revenir Israël du nord et de tous les pays où il avait été dispersé.
Les images des pêcheurs et des chasseurs décrivent une recherche exhaustive en vue du jugement : aucun refuge ne permettra d’échapper.
Cette recherche est totale parce que les voies et les fautes du peuple ne sont pas cachées aux yeux de Dieu.
Le jugement répond à la profanation du pays par des idoles comparées à des cadavres abominables.
Mais les nations elles-mêmes finiront par venir au SEIGNEUR et reconnaître que l’héritage religieux reçu de leurs pères n’était que mensonge et inutilité.
La contradiction de l’idolâtrie devient évidente : un dieu fabriqué par un être humain ne peut précisément pas être Dieu.
Dieu manifestera donc sa main et sa puissance afin que les nations connaissent son nom.