Jérémie
IntroductionJérémie 15
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Même l’intercession de Moïse et Samuel ne renverserait plus le verdict : le peuple doit sortir de la présence du SEIGNEUR.
Le jugement se distribue entre quatre issues répétées : mort, épée, famine et captivité.
La violence se prolonge jusque sur les morts : épée, chiens, oiseaux et bêtes deviennent les instruments de la dévastation.
Le pays deviendra objet d’épouvante à cause notamment de ce que Manassé avait fait à Jérusalem.
Jérusalem est présentée comme abandonnée jusque dans les gestes ordinaires de compassion : personne ne vient la plaindre ni demander de ses nouvelles.
Elle s’est éloignée du SEIGNEUR ; celui-ci déclare être désormais lassé de retenir encore le jugement.
Le peuple sera dispersé comme du grain vanné, parce qu’il refuse toujours de revenir de ses voies.
La catastrophe multiplie les veuves, et le dévastateur surgit même en plein jour.
Même une mère de sept fils perd toute sécurité ; son soleil se couche avant l’heure et le reste tombe sous l’épée.
Jérémie se plaint d’être devenu un homme de querelle pour tout le pays alors qu’il n’a provoqué personne par des affaires financières.
Le SEIGNEUR lui répond qu’il le préservera et qu’au temps de la détresse ses ennemis finiront même par chercher son aide.
L’image du fer du nord souligne une force que les moyens ordinaires ne peuvent briser.
Les richesses et trésors du pays seront livrés au pillage à cause des fautes accumulées.
Le peuple sera conduit vers un pays inconnu, sous l’image d’un feu de colère déjà allumé.
Jérémie demande alors à Dieu de se souvenir de lui, de le défendre contre ses persécuteurs et de ne pas laisser sa patience envers eux devenir abandon du prophète.
Il décrit sa relation à la parole comme une ingestion : il l’a dévorée et y a trouvé joie parce que le nom du SEIGNEUR repose sur lui.
Mais cette parole l’a aussi isolé : il ne pouvait plus participer aux assemblées insouciantes et portait seul l’indignation prophétique.
Sa plainte devient audacieuse : pourquoi sa douleur dure-t-elle, et Dieu serait-il pour lui comme un torrent trompeur qui disparaît lorsqu’on en a besoin ?
Le SEIGNEUR appelle même Jérémie au retour : s’il sait faire sortir le précieux du vil, il pourra continuer à être comme la bouche de Dieu sans se laisser ramener au langage du peuple.
La promesse de Jérémie 1 est renouvelée : il sera comme une muraille de bronze que ses adversaires combattront sans pouvoir la vaincre.
Dieu lui promet enfin de l’arracher à la main des méchants et à l’emprise des hommes violents.