Jérémie
IntroductionJérémie 14
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
La parole du SEIGNEUR est adressée à Jérémie dans le contexte d’une grave sécheresse.
Juda porte le deuil, les portes de ses villes s’affaissent et le cri de Jérusalem monte.
Même les notables ne trouvent plus d’eau : leurs serviteurs reviennent des citernes avec des récipients vides et le visage couvert de honte.
Le sol se fend faute de pluie et les cultivateurs eux-mêmes prennent le deuil.
La détresse touche les animaux : une biche abandonne son petit parce qu’il n’y a plus d’herbe.
Les ânes sauvages halètent sur les hauteurs et leurs yeux s’épuisent à chercher une végétation disparue.
Le peuple reconnaît que ses fautes témoignent contre lui et demande néanmoins à Dieu d’agir à cause de son propre nom.
Il appelle le SEIGNEUR « espérance d’Israël » et lui demande pourquoi il semblerait n’être qu’un voyageur de passage dans son propre pays.
Pourquoi paraîtrait-il comme un homme stupéfait ou un guerrier incapable de sauver, alors que son nom demeure au milieu du peuple ?
La réponse divine rappelle que le peuple a aimé vagabonder et n’a pas retenu ses pas ; le temps est donc au jugement.
Jérémie reçoit de nouveau l’ordre de ne pas prier pour obtenir le bien de ce peuple.
Ni jeûne ni sacrifices ne pourront remplacer l’écoute ; le jugement prendra les formes de l’épée, de la famine et de la peste.
Jérémie objecte que d’autres prophètes annoncent exactement le contraire : pas d’épée, pas de famine, mais une paix sûre.
Le SEIGNEUR répond qu’ils prophétisent en son nom sans avoir été envoyés : leurs visions, divinations et paroles viennent de leur propre tromperie intérieure.
Ceux qui ont nié l’épée et la famine seront eux-mêmes atteints par l’épée et la famine.
Le peuple qui accueille leurs mensonges en subira lui aussi les conséquences, jusque dans l’absence de sépulture.
Jérémie doit pourtant pleurer jour et nuit la fille de son peuple, grièvement brisée.
Dans les champs il voit les victimes de l’épée ; dans la ville, ceux que la famine rend malades ; même prophètes et prêtres errent sans comprendre.
La prière demande si Juda et Sion sont désormais complètement rejetés et pourquoi aucune guérison n’apparaît.
Le peuple reconnaît explicitement sa propre faute et celle de ses pères.
Il invoque le nom de Dieu, son trône de gloire et son alliance comme raisons de ne pas l’abandonner.
La sécheresse conduit enfin à reconnaître qu’aucune idole ne peut donner la pluie : seul le SEIGNEUR peut faire venir les eaux attendues.