Jérémie
IntroductionJérémie 14
Analyse du texte source · restitution Philologique
`‘al-divre habbatsarot` : au sujet des affaires/paroles des sécheresses ; le nom est pluriel.
`qadru la’arets` : elles sont sombres/endeuillées vers la terre ; les « portes » personnifient la ville et ses autorités.
`ggevim` : fosses/citernes/réservoirs ; `ḥafu rosham` : ils ont couvert leur tête, geste de honte et de deuil.
`ḥattah` appliqué au sol : être brisé/consterné ; image de terre physiquement crevassée et symboliquement humiliée.
`yalda we‘azov` : elle a mis bas puis abandonné ; ellipse de l’objet, naturellement le faon.
`sha’afu ruaḥ` : aspirer/haleter après le souffle ; `tannim` probablement chacals ou animaux des ruines selon l’identification.
`‘anu vanu` : répondent/témoignent contre nous ; la prière repose `lema‘an shemekha`, « à cause de ton nom ».
`miqweh Yisrael` : espérance d’Israël ; dans un contexte de sécheresse, `miqweh` peut aussi évoquer une collection/réserve d’eau, possible résonance poétique.
`nidham` : frappé de stupeur, déconcerté ; `shimkha ‘alenu niqra’` : ton nom est appelé sur nous, formule d’appartenance.
`lanu‘a` : errer/vagabonder ; `paqad` : visiter, ici demander compte/juger les péchés.
`’al-titpallel be‘ad-ha‘am hazzeh letovah` : ne prie pas en faveur de ce peuple pour une issue favorable.
Triade de jugement : `ḥerev, ra‘av, dever` — épée, famine, peste ; rites sans obéissance déclarés inefficaces.
`shalom ’emet` : paix véritable/sûre ; la formule mensongère est placée dans la bouche des faux prophètes.
Quatre termes : `ḥazon sheqer` vision mensongère ; `qesem` divination ; `’elil` néant/inconsistance ; `tarmit libbam` tromperie de leur cœur.
Rétribution par correspondance : les deux fléaux niés dans leur oracle deviennent les deux moyens de leur propre fin.
`shafakhti ‘alehem ’et-ra‘atam` : je verserai sur eux leur propre mal/malheur ; image de retour du mal sur ses auteurs.
`shever gadol nishberah` : répétition fracture/être brisée ; `makkah naḥlah me’od` : blessure très douloureuse/grave.
`saḥaru ’el-erets` est difficile : aller/circuler vers le pays, peut-être errer ou commercer ; la traduction doit garder l’idée de mouvement sans maîtrise.
Infinitif intensif `hama’os ma’asta` : « rejeter, as-tu rejeté ? » ; reprise de 8,15 sur l’attente de paix et de guérison déçue.
`yada‘nu` : nous reconnaissons/connaissons ; confession explicite de `rish‘enu` notre méchanceté et `‘awon ’avotenu` faute des pères.
Trois appels : `lema‘an shemekha` à cause de ton nom ; `kisse kevodekha` trône de ta gloire ; `beritekha` ton alliance.
`havle haggoyim` : vanités/inconsistances des nations, leurs idoles ; le chapitre se ferme en revenant directement au problème de la pluie.