Isaïe 9

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Le peuple qui avançait dans l’obscurité voit se lever une grande lumière ; sur ceux qui vivaient dans l’ombre profonde, la lumière commence à briller.

Dieu agrandit la nation et fait grandir sa joie, comme au temps d’une moisson abondante ou du partage d’un butin.

Le joug de l’oppression, la barre sur l’épaule et le bâton du dominateur sont brisés comme lors de la victoire sur Madian.

Les bottes de guerre et les vêtements marqués par le sang deviennent eux-mêmes combustible pour le feu.

Car un enfant est né et un fils a été donné ; l’autorité repose sur lui, et le poème lui attribue une titulature royale : Conseiller merveilleux, Dieu puissant, Père pour toujours, Prince de paix.

Son gouvernement et sa paix sont annoncés sans fin sur le trône de David, établis par le droit et la justice grâce au zèle du SEIGNEUR des armées.

Un nouvel oracle commence : le Seigneur a envoyé une parole contre Jacob, et cette parole atteint Israël.

Éphraïm et Samarie devront reconnaître ce jugement malgré leur orgueil et leur arrogance.

Ils pensent pouvoir reconstruire plus solide et plus prestigieux que ce qui a été détruit.

Mais le SEIGNEUR dressera contre eux de nouveaux adversaires.

Aram d’un côté, les Philistins de l’autre, dévoreront Israël ; pourtant la colère divine ne sera pas encore apaisée.

Le problème demeure que le peuple ne revient pas vers celui qui le frappe et ne cherche pas le SEIGNEUR des armées.

Le jugement atteindra donc en un seul jour la tête et la queue, la palme et le roseau : toute la structure sociale.

Le texte identifie la tête aux anciens et aux notables, et la queue aux prophètes qui enseignent le mensonge.

Les guides égarent le peuple, et ceux qui se laissent guider finissent eux aussi engloutis.

La corruption est présentée comme généralisée au point qu’aucune catégorie sociale n’échappe automatiquement au jugement ; le refrain revient : sa main reste étendue.

La méchanceté brûle comme un incendie qui consume d’abord ronces et épines puis embrase toute la forêt.

Sous la colère du SEIGNEUR, le pays devient lui-même combustible et les hommes cessent d’épargner leurs propres frères.

Chacun dévore à droite et à gauche sans être rassasié, image d’une société qui finit par se consommer elle-même.

Manassé et Éphraïm s’entre-déchirent puis se tournent ensemble contre Juda ; malgré cela, la colère n’est toujours pas détournée.

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