Isaïe 8

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Le SEIGNEUR demanda à Isaïe d’écrire publiquement sur une grande tablette le nom-signe Maher-Shalal-Hash-Baz.

Urie le prêtre et Zacharie furent pris comme témoins afin que le signe soit publiquement vérifiable.

La prophétesse devint enceinte et enfanta un fils auquel le SEIGNEUR ordonna de donner ce même nom.

Avant que l’enfant sache dire « papa » et « maman », Damas et Samarie seraient déjà dépouillées devant le roi d’Assyrie.

Le SEIGNEUR poursuivit avec un second oracle.

Puisque le peuple a rejeté les eaux paisibles de Shiloah et placé sa confiance dans les jeux d’alliances politiques,

le Seigneur fera monter contre lui les eaux puissantes de l’Euphrate : l’Assyrie comme une crue débordante.

Cette inondation pénétrera jusque dans Juda, montant presque jusqu’au cou et couvrant largement le pays d’Emmanuel.

Que les peuples se préparent autant qu’ils veulent : leurs projets finiront brisés.

Leurs décisions ne tiendront pas, car « Dieu est avec nous » — Immanou-El.

Le SEIGNEUR avertit fortement Isaïe de ne pas adopter la manière de penser anxieuse du peuple.

Il ne devait pas appeler « complot » tout ce que les autres appelaient complot ni partager automatiquement leurs peurs.

La véritable crainte devait rester celle du SEIGNEUR des armées, reconnu comme saint.

Ce même Dieu serait sanctuaire pour certains et pierre d’achoppement pour d’autres, y compris au cœur d’Israël.

Beaucoup trébucheraient, tomberaient, se briseraient et seraient pris au piège.

Le témoignage devait donc être conservé et l’instruction scellée parmi les disciples du prophète.

Isaïe choisit d’attendre le SEIGNEUR même lorsque celui-ci semble cacher son visage à la maison de Jacob.

Isaïe et ses enfants deviennent eux-mêmes des signes vivants donnés à Israël par le SEIGNEUR des armées.

Si l’on propose de consulter les morts, les médiums ou les devins, la réponse est simple : un peuple devrait consulter son Dieu pour les vivants.

Le critère reste l’instruction et le témoignage ; toute parole qui s’en écarte conduit vers l’absence de lumière.

L’homme qui refuse cette lumière traverse le pays dans la faim et la détresse, finit par maudire son roi et son Dieu et lève les yeux sans trouver d’issue.

Puis il regarde vers la terre et n’y voit que détresse, ténèbres et obscurité.

Pourtant cette obscurité ne durera pas toujours : les régions du nord autrefois humiliées recevront finalement un nouvel honneur.

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