Isaïe
IntroductionIsaïe 7
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Sous le règne d’Achaz, Juda fut menacé par l’alliance du roi d’Aram et du roi d’Israël. Ils attaquèrent Jérusalem sans parvenir à la prendre.
Quand la maison de David apprit cette coalition, le roi et le peuple furent saisis de panique comme une forêt secouée par le vent.
Le SEIGNEUR envoya alors Isaïe rencontrer Achaz avec son fils Shéar-Yashoub, « un reste reviendra », près du canal de la piscine supérieure.
Le message était clair : « Garde ton calme. N’aie pas peur de ces deux rois ; ils ressemblent déjà à deux tisons presque consumés.
Aram, Éphraïm et leur roi ont bien préparé contre toi un mauvais projet :
ils veulent envahir Juda, y semer la panique et remplacer la dynastie de David par un roi choisi par eux.
Mais le Seigneur DIEU déclare : ce projet ne tiendra pas et n’aboutira pas.
Aram restera limité à Damas et à son propre roi ; quant à Éphraïm, il finira par être brisé au point de ne plus former un peuple.
Samarie restera limitée à son propre royaume. Mais vous, si vous ne faites pas confiance à Dieu, vous ne pourrez pas tenir fermement. »
Le SEIGNEUR parla encore à Achaz.
Il lui proposa lui-même de demander un signe, aussi profond que le Shéol ou aussi élevé que le ciel.
Achaz refusa sous une formule pieuse : « Je ne mettrai pas le SEIGNEUR à l’épreuve. »
Isaïe répondit que ce refus fatiguait non seulement les humains mais aussi Dieu ; toute la maison de David était concernée.
Le Seigneur donnerait donc lui-même un signe : une jeune femme était enceinte et mettrait au monde un fils appelé Emmanuel, « Dieu avec nous ».
L’enfant grandirait dans une période où lait caillé et miel deviendraient nourriture ordinaire, jusqu’au temps du discernement moral.
Avant même qu’il sache pleinement distinguer le mal du bien, les territoires des deux rois redoutés seraient abandonnés.
Mais après cette délivrance, une menace plus terrible encore viendrait : l’Assyrie.
Le texte figure alors l’Égypte et l’Assyrie comme des essaims que le SEIGNEUR appelle par un sifflement.
Ils rempliront ravins, fissures, buissons et points d’eau : aucun espace ne restera vraiment à l’écart.
Le roi d’Assyrie deviendra comme un rasoir loué au-delà de l’Euphrate, instrument d’une humiliation totale.
Après cela, un homme ne possédera parfois plus qu’une jeune vache et deux brebis.
Ce peu de bétail fournira pourtant du lait en abondance, signe d’un pays dépeuplé et revenu en grande partie au pâturage.
Les vignobles autrefois précieux seront envahis par les ronces et les épines.
On n’y entrera plus qu’armé, comme dans un espace redevenu sauvage.
Même les collines autrefois cultivées seront abandonnées aux bœufs et aux moutons.