Isaïe 7

Analyse du texte source · restitution Philologique

Le singulier final « il ne put » résume vraisemblablement l’action de la coalition. L’arrière-plan historique est la guerre syro-éphraïmite du VIIIe s. av. n. è.

Naḥah ‘al peut signifier « se poser sur / s’appuyer sur », d’où l’idée d’une alliance militaire. Le collectif « maison de David » vise la dynastie.

She’ar-Yashuv signifie « un reste reviendra ». Le toponyme du champ du Foulon réapparaît dans les récits du siège assyrien.

Zenavot ha’udim, « queues/bouts de tisons », est volontairement dépréciatif. Yerekh levav : litt. « que ton cœur ne s’amollisse pas ».

Ya‘ats ra‘ah : « conseiller/concevoir un mal ». Le sujet collectif s’étend aux trois membres nommés.

Neqitsennah est rare ; le sens de « terroriser / mettre en détresse » convient au contexte. L’identité du « fils de Tabéel » demeure incertaine.

Lo taqum welo tihyeh : « cela ne se lèvera pas / ne sera pas », négation parallèle du projet politique.

Me‘am est elliptique : « [cessant] d’être un peuple ». Le chiffre de 65 ans a suscité plusieurs reconstructions historiques et textuelles ; la traduction le conserve.

Jeu verbal majeur sur ’-m-n : ta’aminu, « vous croirez/ferez confiance » ; te’amenu, « vous serez affermis ». Le français « croire / tenir » restitue partiellement le jeu.

Wayyosef… dabber est une tournure hébraïque : « il continua/ajouta de parler ».

Ha‘meq she’alah / hagbeah lema‘lah joue sur profondeur et hauteur. Le texte massorétique ne nomme pas explicitement le Shéol ou le ciel.

Nasah signifie éprouver/tester. Ici le refus est suivi d’un reproche, ce qui empêche de l’isoler comme acte de piété exemplaire.

Hale’ot, « fatiguer/lasser », est repris deux fois. Le passage de « ton Dieu » (v.11) à « mon Dieu » souligne la distance d’Achaz.

Ha-‘almah signifie « la jeune femme » en âge de se marier ; le mot ne signifie pas techniquement « vierge ». Harah peut se lire comme adjectif « enceinte » ou participe selon l’analyse. Immanu-El = « Dieu avec nous ».

Leda‘to peut indiquer le moment/capacité où l’enfant sait discerner. Ḥem’ah est lait épaissi, beurre frais ou lait caillé selon contexte.

Qats peut signifier éprouver dégoût, terreur ou lassitude. Le pluriel « ses deux rois » renvoie à Aram et Éphraïm.

L’apposition finale « le roi d’Assyrie » identifie sans ambiguïté l’instrument du nouveau désastre.

Ye’orei Mitsrayim désigne les bras/canaux du Nil. Le singulier collectif « la mouche / l’abeille » représente les forces impériales.

Na‘atsutsim et nahalolim sont rares ; ils sont souvent compris comme buissons épineux et pâturages/points d’eau. L’identification exacte reste discutée.

Ha-ta‘ar hassekhirah : « le rasoir loué ». Se‘ar haraglayim, « poil des pieds/jambes », est probablement un euphémisme pour la pilosité pubienne.

Yeḥayyeh signifie « garder en vie / entretenir ». La petitesse du troupeau marque la réduction de l’agriculture intensive.

Le lien avec vv.15–16 montre que le même menu peut être à la fois signe chronologique et indice d’un paysage agricole transformé.

Elef kesef ne précise pas l’unité monétaire dans le texte. Shamir washayit reprend le couple de 5,6.

L’arc et les flèches marquent le changement d’usage du sol, non une nouvelle bataille explicitement décrite.

Le MT est syntaxiquement difficile au début du verset : l’idée générale oppose les collines anciennement travaillées à leur usage pastoral après la dévastation.

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