Isaïe
IntroductionIsaïe 6
Analyse du texte source · restitution Philologique
Hekhal peut désigner palais ou Temple ; ici le cadre cultuel et l’autel des vv.6–7 favorisent « Temple ». Shulaw désigne les pans ou la traîne du vêtement.
Serafim est lié à la racine s-r-f, « brûler », d’où « brûlants ». « Pieds » peut parfois servir d’euphémisme anatomique, mais le verset ne l’impose pas explicitement.
Qadosh est répété trois fois sans qu’il faille transformer cette intensification poétique en formulation doctrinale ajoutée. Melo kol-ha’arets kevodo : litt. « le plein de toute la terre est sa gloire ».
Ammot hassippim est difficile : « pivots / montants / bases des seuils ». La racine n-w-‘ indique l’ébranlement.
Nidmeti peut signifier « je suis perdu/détruit » ou « réduit au silence ». L’ambiguïté convient au contexte où les lèvres du prophète doivent être purifiées avant sa mission.
Ritspah peut désigner pierre chauffée, braise ou charbon ardent ; l’identification matérielle exacte reste incertaine.
Tekhuppar est un passif de k-p-r, vocabulaire d’expiation/purification. Sar ‘awonekha : « ton iniquité s’est retirée ».
Hineni : « me voici ». Lanu, « pour nous », est le pluriel du texte ; il peut relever du conseil divin ou d’une scène de cour céleste.
Shimu shamoa‘ / re’u ra’o sont des constructions infinitif absolu + impératif. Le contraste porte sur perception répétée et absence d’intelligence.
Hashmen, hakbed et hasha‘ sont des impératifs causatifs. Hasha‘ est rare, probablement « enduire/fermer ». La séquence finale enchaîne voir, entendre, comprendre, revenir, guérir.
‘Ad ’asher ’im sha’u est une formule d’insistance : jusqu’à ce que la dévastation soit accomplie. Le double champ lexical sha’ah/shemamah renforce l’idée de désolation.
Ha‘azuvah désigne l’abandon, ce qui est laissé désert. La forme peut évoquer l’étendue des lieux désertés.
Matstsevet peut désigner souche, tronc restant ou stèle dressée. Zera‘ qodesh, « semence sainte », qualifie ce reste sans préciser davantage son développement ultérieur.