Isaïe
IntroductionIsaïe 8
Analyse du texte source · restitution Philologique
Gillayon désigne une grande tablette ou surface d’écriture. Ḥeret ’enosh, litt. « stylet d’homme », peut signifier une écriture ordinaire/lisible. Maher-Shalal-Hash-Baz = « vite au butin, prompt au pillage ».
Wa’a‘idah peut être lu comme « je pris/fis témoigner ». Ne’emanim : fiables, dignes de confiance.
Hanneviyah signifie « la prophétesse ». Le texte ne précise pas si ce titre désigne sa propre activité prophétique ou son statut relationnel.
Ḥayil peut signifier richesse, ressources ou force. Ici le parallélisme avec shalal, « butin », favorise « richesses ».
Wayyosef… dabber : « il continua/ajouta de parler ».
Mesos : « qui vont doucement ». La syntaxe de u-mesos est difficile ; elle peut viser la joie du peuple devant les deux chefs ou une relation politique avec eux.
Hannahar, « le Fleuve », désigne l’Euphrate. Kevodo, « sa gloire », évoque la puissance et le déploiement royal assyriens.
Immanu-El peut être vocatif (« Emmanuel ! ») ou reprise du nom-signe appliqué au pays. La traduction garde l’ambivalence.
Ro‘u est textuellement difficile : « faites du mal », « poussez un cri », « associez-vous » ont été proposés. Le refrain ḥottu signifie être brisés/terrifiés.
Ki ‘immanu El reprend exactement les éléments du nom Immanu-El : « car Dieu [est] avec nous ».
Beḥezqat hayyad : « dans la force de la main », formule d’emprise prophétique. Yissereni : instruire/avertir/corriger.
Qesher signifie conspiration/complot. Le verset n’interdit pas toute analyse politique ; il refuse la peur qui absolutise cette catégorie.
Taqdishu : « vous le sanctifierez / tiendrez pour saint ». Mora’ et ma‘arits reprennent le champ de la peur, maintenant appliqué à YHWH.
Miqdash est « sanctuaire ». ’Even negef / tsur mikhshol : pierre de heurt / rocher de trébuchement. Le sujet demeure YHWH depuis le v.13.
La préposition bam peut renvoyer aux images précédentes ou avoir une valeur locale. La chaîne de cinq verbes structure le verset.
Tsor peut signifier lier/envelopper. Limmudai : « mes instruits / disciples ». Torah reste ici l’instruction prophétique immédiate.
Ḥikkiti exprime attente persistante ; qiwweiti, espérance tendue vers. Hester panim, « cacher la face », est une image de retrait de faveur.
’Otot u-moftim : signes et présages/prodiges. Le pluriel inclut probablement Shéar-Yashoub et Maher-Shalal-Hash-Baz.
’Ovot et yidde‘onim désignent des pratiques/personnes de nécromancie ou divination. Metsaftsefim / mahaggim évoquent pépiement, chuchotement, murmure.
’Ein lo shaḥar : litt. « il n’a pas d’aurore ». Le référent du pronom peut être le discours/personne ; le sens général est l’absence de lumière ou d’avenir.
Niqsheh peut signifier durement pressé, accablé, obstiné. La coordination « son roi et son Dieu » peut être comprise de plusieurs manières selon la vocalisation et le contexte.
Ma‘uf tsuqah est une expression difficile, souvent comprise comme « obscurité d’angoisse ». Menuddaḥ : repoussé/chassé.
Dans le MT/OSHB ce verset est Isaïe 8:23, souvent 9:1 dans d’autres traditions. Heqel/hikhbid forment l’opposition « rendre léger/humilier » et « rendre lourd/glorifier/honorer ».