Isaïe
IntroductionIsaïe 6
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
L’année de la mort du roi Ozias, Isaïe vit le Seigneur assis sur un trône très élevé, tandis que les pans de son vêtement remplissaient le Temple.
Au-dessus de lui se tenaient des séraphins, chacun avec six ailes : deux pour couvrir le visage, deux les pieds et deux pour voler.
Ils se répondaient : « Saint, saint, saint est le SEIGNEUR des armées ! Toute la terre est remplie de sa gloire ! »
Leur acclamation fit trembler les seuils du Temple, qui se remplit de fumée.
Isaïe s’écria : « Malheur à moi ! Je suis perdu : mes lèvres sont impures et je vis au milieu d’un peuple aux lèvres impures, pourtant mes yeux ont vu le Roi, le SEIGNEUR des armées. »
L’un des séraphins vola alors vers lui avec une pierre ardente prise sur l’autel.
Il toucha ses lèvres : « Ta faute est retirée et ton péché expié. »
Alors Isaïe entendit le Seigneur demander : « Qui enverrai-je ? Qui ira pour nous ? » Il répondit : « Me voici, envoie-moi. »
La mission reçue est paradoxale : parler à un peuple qui entendra sans comprendre et regardera sans reconnaître.
Le texte formule même l’endurcissement comme partie de la mission prophétique : cœur insensible, oreilles lourdes et yeux fermés empêchent le retour et la guérison.
Isaïe demanda : « Jusqu’à quand ? » La réponse décrit des villes dévastées, des maisons vides et un pays ravagé.
Le SEIGNEUR éloignera les habitants et l’abandon deviendra immense.
Même le reste subira encore l’épreuve, mais comme une souche demeure après qu’un arbre a été abattu, une semence sainte subsistera.