Isaïe
IntroductionIsaïe 36
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
La quatorzième année d’Ézéchias, Sennachérib roi d’Assyrie attaqua et prit les villes fortifiées de Juda.
Depuis Lakish, il envoya vers Jérusalem un haut dignitaire assyrien accompagné d’une forte armée ; il s’arrêta près du canal de la piscine supérieure.
Éliakim, responsable du palais, Shebna le secrétaire et Yoah le chroniqueur sortirent à sa rencontre.
Le dignitaire leur demanda de transmettre à Ézéchias cette question du « grand roi » d’Assyrie : sur quoi repose donc ta confiance ?
Il ridiculisa les paroles de stratégie et demanda sur quelle puissance Juda croyait pouvoir compter.
Selon lui, compter sur l’Égypte revenait à s’appuyer sur un roseau brisé qui blesse celui qui lui fait confiance.
Il attaqua aussi la confiance en YHWH en présentant la réforme cultuelle d’Ézéchias comme une offense à Dieu ; cette interprétation appartient à la propagande assyrienne.
Il défia Juda de trouver seulement assez de cavaliers pour utiliser deux mille chevaux qu’il prétendait pouvoir lui offrir.
Comment, disait-il, repousser le moindre officier assyrien tout en comptant sur les chars égyptiens ?
Il alla jusqu’à prétendre que le SEIGNEUR lui-même lui avait ordonné de détruire Juda, revendication qui appartient à son discours et que le récit ne confirme pas ici.
La délégation judéenne lui demanda alors de parler en araméen afin que la population sur la muraille ne comprenne pas.
Le dignitaire refusa précisément parce qu’il voulait atteindre toute la population et la terrifier par la perspective d’un siège extrême.
Il se mit donc à crier en langue de Juda pour que chacun entende le message du roi d’Assyrie.
Il déclara qu’Ézéchias trompait le peuple et ne pourrait pas le délivrer.
Il attaqua surtout la confiance en la promesse que le SEIGNEUR protégerait Jérusalem.
À la place, il proposa une reddition présentée comme paix et prospérité immédiate : chacun pourrait continuer à manger de sa vigne et de son figuier.
Mais cette « paix » conduirait ensuite à la déportation dans un autre pays ressemblant au leur.
Le discours compare YHWH aux dieux des autres nations déjà vaincues et demande pourquoi Jérusalem ferait exception.
Hamath, Arpad, Sefarvaïm et Samarie sont cités comme précédents de puissances incapables de résister à l’Assyrie.
La conclusion impériale est arrogante : aucun dieu n’a délivré son pays, pourquoi le SEIGNEUR délivrerait-il Jérusalem ?
Le peuple garde pourtant le silence, conformément à l’ordre explicite d’Ézéchias.
La délégation revient alors vers le roi avec les vêtements déchirés et lui rapporte toutes ces paroles.